Installation des conseils communaux : un pas en avant mais il reste encore un second pas !

 

drapeau guinee

 

Le Général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a annoncé la prochaine installation des conseillers communaux élus depuis le 04 février 2018 que le gouvernement guinéen en dépit de ses obligations régaliennes a suspendu voilà maintenant plus de cinq mois. Toutefois cette installation selon le ministre ne concernera que 340 circonscriptions électorales. Quant aux 12 circonscriptions qui font l’objet de contestation par l’opposition dite républicaine il suggère une solution extra-légale pour résoudre le contentieux.

En d’autre terme il propose d’ignorer les lois de la République pour satisfaire des intérêts claniques. C’est inacceptable. L’Etat de droit doit triompher donc il faut stopper les « arrangements » qui sont sources d’impunité et de crises. Combien de morts à cause du déni des lois ? En effet le mois de mars 2018 a été jalonné de plusieurs manifestations politiques qui ont engendré des pertes en vies humaines et d’importantes destructions de biens.

La volonté affirmée du nouveau PM, M. Kassory Fofana de gouverner en conformité des lois se mesurera en fonction de l’attitude de son gouvernement par rapport à l’installation de tous les conseillers communaux sans exception. En effet concevoir l’application des lois en fonction des intérêts particuliers de quelques responsables politiques des deux bords (opposition/mouvance) c’est donner une prime à la mauvaise gouvernance. Si une telle attitude se confirme, alors il ne sera pas étonnant que les élections nationales futures (législatives et présidentielles) ouvrent des périodes d’instabilité dangereuses comme ce fut le cas en Côte-d’Ivoire en 2011.

La bonne gouvernance et le respect des lois de la République recommandent au Premier Ministre de faire appliquer les lois d’une part et de saisir le conseil constitutionnel d’autre part pour trancher juridiquement et définitivement cette tragi-comédie qui coûte beaucoup à la Guinée. C’est la voie politique la plus réaliste et qui respecte les fondements juridiques de l’Etat de droit.

 

 

 

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