Lancement de la campagne nationale de collecte de ressources

MOUVEMENT UFDG – RENOUVEAU AVEC BAH OURY

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L’action politique nécessite des sources de financement pérennes, régulières, saines et conformes à la législation nationale en vigueur en la matière. Pour ce faire, pour la première fois nous lançons une campagne nationale de collecte de ressources financières auprès   de toutes les personnes qui partagent notre démarche politique et qui souhaitent voir notre projet de société pour une Guinée réconciliée, juste et prospère se réaliser dans un proche avenir.

 

Engagés dans une profonde démarche de « faire la politique autrement » pour la rénovation des mœurs politiques, pour la démocratisation de la société guinéenne, pour l’émergence d’une nouvelle classe politique plus attentionnée aux besoins et aux aspirations des populations et pour l’implication la plus large des jeunes et des femmes, nous sollicitons votre aide pour réussir ces défis.

 

Comme vous le savez, pour nourrir tout projet collectif il faut disposer de moyens financiers. Ces moyens serviront pour payer les déplacements des militants, mettre en place des structures organisationnelles solides et efficaces, disposer d’une logistique pour la communication, assurer le minimum vital pour des équipes de volontaires qui se consacrent entièrement à la cause commune et enfin financer des projets spécifiques comme notre participation aux prochaines élections locales.

 

Pour atteindre ces objectifs, nous lançons cette campagne de collecte de ressources pour assurer notre capacité à mener à bien les programmes que nous ambitionnons de construire ensemble. Nous avons besoin de votre contribution aussi modique (à partir de 2000 GNF) soit-elle par mois ou par semaine selon vos moyens, car ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves. L’apport de tous et de chacun est la bienvenue.

 

Vous disposez deux comptes pour acheminer votre contribution :

Le compte orange money : 627 51 33 32

Le compte mobile money : 666 41 97 96

Une synthèse sera disponible trimestriellement pour faire l’état des montants collectés et de leurs utilisations.

Merci pour votre inestimable soutien ! Nous comptons sur votre engagement et votre générosité.

 

 

BAH OURY

1er Vice-Président de l’UFDG

Pour le mouvement UFDG – Renouveau

DECRYPTAGES : CELLOU DALEIN INVITE DE RFI

 

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Le vendredi 26 mai 2017, Cellou Dalein Diallo Président de l’UFDG a été l’invité de RFI. Il a répondu à différentes questions de Christophe Boisbouvier. Passons en revue ses réponses et les confronter à un examen critique face à la réalité des faits.

 

Cellou Dalein Diallo : Pas du tout parce qu’il (Alpha Condé) n’a jamais été élu dans des élections transparentesEn 2015, il y a eu une fraude massive. On a commencé par tripatouiller le fichier et vous ne trouverez dans aucun pays où le total des électeurs représente 95% de la population. Ils ont procédé à un enrôlement massif des enfants dans les circonscriptions réputées acquises à monsieur Alpha Condé pour qu’il puisse gagner.

Décryptage : Cellou Dalein Diallo savait que les conditions de transparence et d’équité n’étaient pas réunies avant les élections présidentielles de 2015. Il avait accepté de signer les accords politiques d’août 2015 par lesquels l’opposition a accepté de participer aux élections présidentielles à condition que des délégations spéciales soient érigées sur 128 communes des plus importantes du pays. Donc c’est en connaissance de causes qu’il a accepté de participer à ces élections.

Cellou Dalein Diallo : Oui, on a toujours privilégié le dialogue et la concertation. La rue a été un recours qu’on a utilisé malgré nous, lorsqu’il n’y a aucune volonté politique d’ouvrir le dialogue. Nous avons organisé une marche pacifique, le 16 août, qui a mobilisé près de 700 000 personnes. Le lendemain, monsieur Alpha Condé m’a écrit une lettre pour dire qu’il souhaite qu’on se rencontre. Et à l’issue de cette rencontre, on a décidé d’aller au dialogue, moyennant un engagement solennel de sa part de respecter et de faire respecter toutes les décisions qu’il résulterait de ce dialogue. Le malheur, c’est que monsieur Alpha Condé ne respecte jamais les engagements qu’il prend lors des dialogues politiques. Les manifestations nous coûtent très cher. On a perdu plus de 80 compatriotes tués à bout portant par les forces de l’ordre. Jamais une enquête n’a été diligentée. Jamais une sanction administrative n’a été prononcée à l’endroit des responsables de la police et de la gendarmerie.

Décryptage : En septembre 2016 après avoir renoué avec Alpha Conde, Cellou Dalein Diallo a fait la déclaration suivante devant ses militants «  Faites confiance à Alpha Condé ! Je lui fais désormais confiance ». Ainsi il est encore étonnant qu’il déclare dans les ondes internationales « Alpha ne respecte pas ses engagements… ».

Cellou Dalein Diallo n’a pas hésité au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2015 de demander « aux jeunes de descendre dans les rues en disant quiconque meurt c’est parce que Dieu aura voulu qu’il meure » et ajoutant «  qu’il ne reconnaitra jamais les résultats et l’élection d’Alpha Condé ». Devant l’impasse dans laquelle il s’est retrouvé, il organise avec ses pairs de l’opposition républicaine des manifestants de rue pour n’importe quel prétexte. Ce fut le cas de la manifestation du 16 août 2016 où le jeune thierno hamidou fut abattu par un policier à Bambeto. En fait cette manifestation n’avait pour ultime objectif pour le chef de file de l’opposition que de renouer le contact avec le Chef de l’Exécutif guinéen. C’est au cours de ces rencontres avec Alpha Conde que fut acté le montant des avantages à verser au chef de file de l’opposition. Cellou Dalein Diallo semble s’émouvoir du nombre des victimes enregistré aux cours des différentes manifestations de rue. Dans ces conditions il est incompréhensible qu’il harangue ses militants avec des menaces du genre « Ils n’ont qu’à nous tuer tous !!! »

 

Cellou Dalein Diallo : Posez la question contraire : pourquoi monsieur Alpha Condé ne veut pas organiser les élections locales ? Le mandat des élus locaux est échu depuis décembre 2010. Non seulement il ne les organise pas, mais il nomme des militants zélés de son parti, comme chefs de quartier, chefs de district, maires des communes urbaines ou rurales, pour que ces auxiliaires, précieux pour la fraude, puissent être en place. La Côte d’Ivoire a organisé ses élections, le Mali, le Sénégal. Tous les pays à côté. Lui, jusqu’à présent depuis son installation en 2010, il refuse systématiquement d’organiser les élections alocales.

Décryptage : Cellou Dalein Diallo fait semblant d’ignorer qu’à l’heure actuelle la mouvance présidentielle et l’opposition se sont partagées le pouvoir au niveau des communes du pays. Celles-ci sont gouvernées par des délégations spéciales (accord politique d’août 2015) par des représentants des deux bords sur des bases illégales. Chaque camp gouverne ses fiefs par ces délégations spéciales qui sont issues de leurs partis.

Cellou Dalein Diallo : Négatif plutôt. La France a financé par l’intermédiaire de la Francophonie le processus électoral. Mais il y avait quand même des soutiens visibles à monsieur Alpha Condé. Parce que nous n’avons pas reçu l’appui de la France. Tous les accords politiques qu’ils ont signés et qui portaient la signature de l’ambassade de France depuis 2013 n’ont pas été appliqués. Alpha n’a pas voulu les appliquer. Et on n’a pas eu le soutien de la France dans l’application des accords politiques qui devraient permettre d’améliorer le processus électoral.

Décryptage : A la question relative au rôle de la France dans le soutien du processus politique en Guinée. Cellou Dalein répond que ce rôle a été négatif et il accuse le Président Hollande d’avoir soutenu au nom de l’Internationale Socialiste son ami Alpha Conde. Cellou Dalein est un habitué de dénégations pour masquer sa propre responsabilité sur les échecs successifs de l’UFDG. En décembre 2010, dans une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique il avait imputé son échec de 2010 «  sur le Quai d’Orsay (Ministère des Affaires Etrangères de la France) de lui avoir prodiguer des conseils inappropriés, sur Sidya Touré et Abé Sylla (ses deux principaux alliés de l’époque) de n’avoir pas mouillé la chemise et sur BAH Oury le 1er Vice-Président de l’UFDG d’avoir eu des attitudes extrémistes qui ont fait fuir l’électorat de la Basse-Côte » Il avait également ajouté «  Le Général Sékouba Konaté le Président de la Transition a bien rempli sa mission ». Cellou feint d’oublier qu’en 2010 il avait perdu alors qu’il avait un apriori favorable à son égard de la part du Président Sarkozy et de M. Claude Guéant. En octobre 2015, il refuse de reconnaître les résultats de l’élection et il impute à la communauté internationale son échec aux présidentielles de 2015. Il montre ainsi son incapacité à admettre qu’il est le « problème et l’handicap de l’UFDG pour gagner »

Equipe communication de BAH Oury

 

 

 

 

 

 

 

 

AUX SAGES DU FOUTAH : LE TEMPS DE SE DIRE LA VERITE EST ARRIVE !

 

 

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Seule la vérité est durablement constructive. Elle est la source du progrès humain par une quête permanente pour comprendre le monde qui nous entoure. Tous les livres sacrés lui consacre une attention des plus assidue car c’est par elle que nous nous approchons du Créateur Eternel et Omniscient. C’est ainsi que toute société humaine qui ne met pas la recherche de la vérité comme méthode et comme ultime objectif pour tracer sa marche est vouée à un lent et irrésistible dépérissement. Par contre les sociétés qui progressent qui maîtrisent les connaissances et les savoirs et qui s’épanouissent en vecteurs de civilisations sont celles qui chérissent la vérité.

Le temps de se dire la vérité est arrivé 

Je suis BAH Amadou Oury Kigna de Ndouyhébé Sally à Pita. J’ai fondé en 1988 avec des compagnons de lutte, l’UFDG (Union des Forces Démocratiques de Guinée) au moment où le multipartisme n’était pas encore autorisé dans notre pays. Dans la foulée, nous créions avec feu Dr Thierno Madjou SOW l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH) pour assurer la protection des droits de tous les citoyens guinéens. En effet j’appartiens à cette génération de fils de la Guinée qui a été profondément choquée par les multiples répressions que notre pays a subi. C’est la source de notre motivation de tout mettre en œuvre pour que notre pays et les guinéens ne revivent plus ces moments tragiques et terriblement inhumains. Jusqu’à présent je reste fidèle à cet idéal de vie pour me battre pour la justice, l’égalité de tous et le respect des droits des plus faibles et des plus démunis.

Comme Ministre de la Réconciliation Nationale (juin –décembre 2008) nous avons prôné une politique de rapprochement entre toutes les communautés ethniques de la Guinée. Nous avions amorcé des démarches pour réparer les torts dont l’Etat s’était rendu responsable à l’égard de certains de nos compatriotes tout au long de notre histoire depuis l’indépendance en 1958. Ce fut le cas de la restitution des corps de jeunes forestiers accusés à tort d’être des « rebelles » et sauvagement tués à Cosa en 2000. Nous avions également lancé l’opération en vue d’indemniser et de recaser tous les déguerpis de la zone de Kaporo-Rails pour atténuer les souffrances endurées par 70.000 familles qui du jour au lendemain avaient assisté impuissantes à la destruction de leurs maisons et de leur raison de vivre. Ce traumatisme collectif de 1998 a donné naissance à la révolte légitime des jeunes de l’axe Hamdallaye- Wanindara, car la plus part d’entre eux sont les témoins et les victimes de cette injustice de masse perpétrée contre leurs parents. Nous avons également tenté de rénover la gouvernance politique à cette courte période, en développant des mécanismes de préventions des conflits et de médiations qui s’appuient sur la justice transitionnelle et l’implication des sages du pays pour utiliser les relations traditionnelles afin de trouver des solutions de sortie de crises. Dans cette approche les coordinations régionales ont été des partenaires actifs et assidus. L’implication des forces issues de la culture politique traditionnelle était motivée par le désir de voir la population toute entière s’approprier les institutions et les espaces politiques pour renforcer la crédibilité et la représentativité de la société civile. Car en définitive, la paix durable et la stabilité du pays reposent avant tout sur une société civile forte, responsable et ouverte à la modernité. Nous avons fait cela parce que nous aimons notre pays et nous aimons sans aucune distinction ou discrimination tous nos concitoyens.

Parlons de l’unité ou de Pootaal

Comme je vous l’ai déjà dit, nous avons créé l’UFDG en 1988. En octobre 2002 nous avons copté le Doyen BA Mamadou pour en faire le président de l’UFDG afin d’éviter la dispersion et l’émiettement des forces encore fragiles. Nous avons exploité intelligemment et sagement l’autorité politique de BA Mamadou. Ceci nous a permis de rassembler ses soutiens issus des milieux populaires et lui permettre de continuer d’exister et de pouvoir agir dans l’espace politique guinéen. Par la suite, ensemble nous avons proposé en 2005-2006 aux soutiens de Dr Saliou Bella Diallo d’intégrer les rangs de l’UFDG afin d’élargir ses bases sociales. C’est cette volonté d’unir, de fédérer qui nous a guidé pour aussi Cellou Dalein Diallo qui d’emblée s’est voulu être à la tête d’un parti pour être le candidat aux élections présidentielles. Nous avons accepté de le recevoir afin de raffermir l’unité dans les rangs de l’UFDG. Nous avons accepté cela de gaieté de cœur car cela allait dans le sens des intérêts bien compris de l’UFDG. Nous avons ainsi créé l’unité ou le pootaal au sein de l’UFDG. Je suis fier d’être l’un des principaux artisans de l’élargissement et de la consolidation des bases de cette institution politique. Si certains ont été les bénéficiaires directs du pootaaal , BAH Ouy a fait les sacrifices indispensables pour que cela soit .

Le retour d’exil

Après un exil de quatre années et demi en France, j’ai pu rentrer au pays suite à une grâce présidentielle octroyée par le Président de la République M.Alpha CONDE. Plusieurs personnalités guinéennes et étrangères ont œuvré dans ce sens. C’est l’occasion de les remercier du fond du cœur.

Toutefois, un léger retour en arrière est utile afin de bien comprendre comment les choses se sont passées. Au lendemain des élections présidentielles du 11 octobre 2015, Cellou Dalein Diallo déclara « qu’il ne reconnaitra pas les résultats de l’élection et il ajouta « que les jeunes descendent dans les rues et quiconque meurt c’est parce que Dieu aura voulu qu’il meurt ». Le mardi 13 octobre d’exil en France je lance l’appel pour demander à tout le monde de s’abstenir de manifester car « nous en avons assez de voir des jeunes se faire tuer inutilement ». Avec l’aide de DIEU et des bénédictions prodiguées par les sages de tout le pays, l’appel fut entendu au-delà de nos espérances. Ceci a permis à la Guinée et à nos populations d’éviter de sombrer dans une crise post-électorale sanglante. Mon implication en faveur de la paix et de la stabilité de notre pays a sans doute convaincu le Président Alpha CONDE de passage à Paris deux semaines plus tard de m’appeler et me demander de le rencontrer. Ce qui fut fait. Au cours de cet entretien le Président A. CONDE déclara : « les populations guinéennes sont fatiguées. La situation est difficile. La Guinée a besoin de stabilité et d’apaisement afin que les investisseurs puissent s’intéresser à notre pays. Car sans cela, il ne pourra pas y avoir de croissance économique et donc de travail pour lutter contre la pauvreté ».J’ai signifié au Président de la République la convergence de nos points de vue sur la question. C’est ainsi que le retour des exilés et la libération des détenus politiques ont été évoqués pour concrétiser la bonne volonté de la part du Chef de l’Exécutif guinéen de faire bouger les lignes. C’est ainsi que j’ai pu regagner le pays natal. Bien entendu mes détracteurs ont aussitôt diffusé les mensonges tels «  BAH Oury a reçu 200.000 euros de M.A.Condé pour revenir détruire le Fouta et l’UFDG ». Beaucoup d’entre vous ont entendu ces mensonges qui n’avaient pour but que de salir mon nom et me discréditer avant même que je ne puisse fouler la terre guinéenne. Je suis rentré le dimanche 24 janvier 2016 à Conakry. Je fus accueilli avec enthousiasme et ferveur par les jeunes de l’axe.

L’assassinat du journaliste Mohamed Koula

Les premiers jours de mon retour furent harassants. Je fus assiégé et harcelé par des délégations qui en réalité sous le fallacieux prétexte de médiation voulurent tout simplement que je me « range derrière eux » afin d’être tué politiquement à petit feu. Comment avoir confiance à des personnes qui n’avaient jamais réellement exprimé une solidarité agissante vis-à-vis des personnes incarcérées dans l’affaire dite du 19 juillet 2011 ! Comment croire aux paroles des personnes qui trois années auparavant disaient «  BAH Oury n’a qu’à prendre son passeport et rejoindre Nouhou Thiam en prison » !

Le mercredi 3 février 2016 je fus invité par le Doyen El hadj Saïkou Yaya Barry pour s’entretenir avec la Coordination Hal-pulaar à son siège. L’entretien fut houleux au début et finit par une entente en ces termes : «  BAH Oury devra se rendre le vendredi 05 février au siège de l’UFDG afin de saluer les membres du Bureau Exécutif National pour les remercier du travail accompli ces dernières années. Il devra également exprimer sa totale disponibilité à se joindre à eux pour continuer le travail au sein de l’UFDG ». Il était également précisé : « BAH Oury devra s’y rendre sans être accompagné pour ne pas que sa venue soit interprétée comme un acte belliqueux ». Sachant cela, Cellou Dalein convoque son conseil politique le jeudi 04 février au soir pour déclarer l’exclusion de BAH Oury de l’UFDG. Ce soir là je me suis rendu chez le Doyen El hadj Saikou Yaya pour l’informer de cette nouvelle décision. Il me réitéra sa confiance et me dit «  d’aller comme convenu le lendemain au siège. ». Le vendredi 05 février vers les coups de 16H30, je fus au rendez-vous. Le portail était fermé. Une bande de jeunes s’était regroupée à l’intérieur du siège pour empêcher l’ouverture du portail. C’est à cet endroit que je reçu un violent coup sur la tête. Par la suite, dans la mêlée, un coup de poignard allait être porté contre moi mais Abdoulaye Cosa s’interposa pour me protéger et le poignard se planta profondément dans son dos. Au moment où un groupe de jeunes amis m’évacuait, un garde de corps de Cellou Dalein Diallo sortit du siège arme à la main. Il me poursuivi et tira. La balle qui m’était destinée, abattit le journaliste Mohamed Koula Diallo qui rendit aussitôt l’âme. Trente minutes plus tard, Cellou Dalein Diallo fit écrire un communiqué par lequel je fus accusé d’être porteur d’une arme et d’avoir tiré sur le journaliste. Heureusement pour moi et malheureusement pour l’autre camp adverse les témoins existent. Des vidéos relatant les scènes sont disponibles et montrent clairement d’où provenait le coup de feu. Ce jour là, Dieu m’a sauvé de la mort mais a également scellé le sort des commanditaires de cette tentative d’assassinat contre ma personne. Le procès se tiendra sous peu afin que toute la lumière soit faite sur cette conspiration pour éliminer physiquement le 1er Vice-Président de l’UFDG moins de deux semaines après son retour d’exil de prés de cinq années.

Ce message aux érudits et sages du Foutah a pour ultime motivation de vous alerter sur les dérives de notre société où une poignée d’individus tentent de prendre toute la communauté en otages. Ils tentent de travestir le mensonge en vérité pour discréditer et ternir l’image et la réputation de leurs adversaires. Leur action ruine nos efforts de construire une société juste, démocratique, tolérante, unie et ouverte. En ce qui me concerne, j’ai contribué à construire notre unité. J’ai été exilé parce que je me suis battu pour la cause collective. Aussi bien ce qui ont été emprisonné que moi-même n’avons pas bénéficié d’un élan de solidarité efficace et sincère. J’ai failli être assassiné au vu et au su de tout le monde le 05 février 2016. Là aussi, j’attends toujours une réelle action de solidarité et de compassion pour cet acte odieux et criminel qui a coûté la vie au journaliste Mohamed Koula Diallo. Il faut que justice se fasse !

Je crois en vous, vous qui êtes pétri de spiritualité pour faire triompher la vérité et la justice. Ce sera votre contribution à aider vos enfants, vos petits-enfants d’espérer d’un avenir meilleur pour eux-mêmes et toute la Guinée.

Je vous remercie pour votre bienveillante attention, tout en priant ceux qui pourraient être vexés par mes propos d’accepter mes excuses car mon objectif n’est que d’affirmer la nécessité de voir le triomphe de la vérité et de la justice.

 

Conakry le 11 mai 2017

 

 

 

Statut de chef de file de l’opposition et enrichissement illicite

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L’opinion nationale et internationale découvre avec stupeur la nature véritable de celui qui est pour le moment le Président de l’UFDG, Cellou Dalein DIALLO. Pourvue d’une forte minorité à l’Assemblée Nationale l’UFDG est le principal parti de l’opposition parlementaire. En novembre 2014 lors de la visite officielle du Président Hollande en Guinée, le Chef de l’Exécutif guinéen annonce l’adoption prochaine du statut de chef de file de l’opposition pour le Président de l’UFDG. A ce moment, cette initiative a été saluée comme étant une volonté de décrisper les relations entre le pouvoir et son opposition. En effet les années de 2012 à 2013 ont été calamiteuses car endeuillées par de sempiternelles manifestations de rue à l’initiative des dirigeants de l’opposition. L’année 2014 a été de son côté dramatique du fait de la persistance de l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola. Dans ce contexte il était louable d’envisager de faire évolué positivement les rapports entre le Chef de l’Etat et le Président du principal parti de l’opposition. Toutefois les récentes révélations de l’octroi d’un budget faramineux à l’institution «  chef de file de l’opposition » de l’ordre de 17 millions de GNF/jour soit 50.000 euros/mois s’avère être un scandale politique et moral.

 

Ce statut est-il conforme avec la constitution

 

Beaucoup de pays francophones ont adopté ce statut de chef de file de l’opposition en s’inspirant du modèle anglo-saxon qui est par essence parlementaire. Ce type de régime est marqué par le fait que le chef de gouvernement ou Premier Ministre est nécessairement issu de la majorité siégeant au parlement. La durée de vie d’une équipe gouvernementale est très souvent sujette aux aléas des conjonctures politiques. Ainsi, pour assurer la permanence et la continuité de l’Etat le chef de la minorité au parlement est « un premier ministre en attente » et donc doit être informé des dossiers concernant la vie nationale. Il lui est alors conféré le statut de chef de file de l’opposition et il met alors en place un « shadow cabinet » c’est-à-dire un gouvernement de l’ombre qui suit en parallèle les activités du gouvernement en situation de responsabilité. Dans ce contexte, les alternances au pouvoir se font sans heurts et confortent la solidité des institutions.

En Guinée, le régime politique est de type présidentialiste. Le Chef du gouvernement n’engage sa responsabilité que devant le Président de la République. En conséquence l’adoption du statut de chef de file de l’opposition ne se justifie pas au regard de la nature présidentialiste du régime politique.

Ce statut conforte t’il la gouvernance démocratique ou pas !

 

Il n’est pas besoin d’avoir un statut de chef de file de l’opposition pour le Président de la République pour inviter régulièrement les chefs de son opposition politique à des entretiens réguliers pour les informer de la situation du pays et recueillir également leurs points de vue. C’est une question de bonne volonté, d’ouverture et de respect mutuel. Le cas français en est une parfaite illustration. En effet Le Président François Hollande a convié tous les chefs de partis représentés au parlement à des entretiens lorsque la France a été endeuillée par les attentats terroristes.

La récente affaire du budget alloué au chef de file de l’opposition pose quant à elle, de multiples problèmes :

  • Ce statut a permis à Cellou Dalein Diallo de « décréter » qui est de l’opposition et qui ne l’est pas. Le collectif des partis dit « opposition républicaine » est elle la seule et légitime expression de l’opposition en Guinée. La réponse est évidemment non. Ainsi la pratique autocratique de gouvernance dont il est coutumier a amené des mesures d’exclusions des partis qui ont exprimé des points de vue divergents. C’est le cas avec l’UFR de Sydia Touré et le Bloc Libéral. Tout ceci amène insidieusement à la négation de la charte des partis politiques en Guinée et restreint également l’expression démocratique des courants d’idée qui parcourent notre société.
  • Au Mali, le Chef de file de l’opposition M. Soumaïla Cissé a des avantages similaires à ceux alloués au 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale (fonctionnement d’un cabinet). Dans ce cas-ci la puissance publique a bien encadré l’utilisation des fonds. Ce qui est loin d’être le cas chez nous, où un chèque en blanc est donné à Cellou Dalein Diallo qui dispose d’une allocation journalière de 17 millions de GNF qu’il utilise à sa guise . Dans les faits, cette pratique s’apparente à un abus de biens sociaux et est pénalement condamnable. Comment évoquer la bonne gouvernance et fustiger à longueur de journée les « marchés gré à gré » si soi-même bénéficie de manière inconsidérée des mannes de l’argent des contribuables guinéens sans aucune transparence sur l’affectation des fonds publics. Pire, il va jusqu’à confondre l’institution « chef de file de l’opposition » avec sa personne physique.
  • Les sociologues caractérisent les Etats africains, «d’Etats néo-patrimoniaux » où la classe politique s’illustre par la « politique du ventre ». Dans un tel système, la captation des ressources publiques pour satisfaire notamment des intérêts privés et claniques est la principale cause de la mal-gouvernance et de la pauvreté endémique des populations. L’allocation au chef de file de l’opposition en l’absence d’un cadrage législatif correctement conçu renforce ainsi les dérives de l’Etat néo-patrimonial. La course vers l’enrichissement illicite est ainsi légitimé où la politique devient le moyen par excellence pour s’enrichir en toute impunité en siphonnant les biens publics. Se servir au lieu de servir trouve sa justification par l’attitude de notre chef de file de l’opposition.
  • Cette situation cocasse révèle à l’opinion nationale, la véritable logique politique de Cellou Dalein. Foin des déclarations mielleuses de bonne gouvernance, du respect de l’Etat de droit ou de la justice sociale, ce qui lui importe c’est de s’enrichir au delà de toute mesure en usant de sa position. Sa gestion opaque du patrimoine de l’UFDG , un narcissisme exacerbé pour ramener « tout » à sa personne , un mépris pour le respect des principes de transparence et un adepte de la culte de personnalité ont trouvé un terreau fertile de part sa position du président du principal politique guinéen. Cette situation constitue un véritable danger aussi bien pour la survie de l’UFDG que pour la stabilité et la démocratie dans notre pays.
  • Que dire des plusieurs centaines de victimes qui sont enregistrées dans les livres de l’UFDG qui pour la grande majorité d’entre eux croupissent dans une misère noire, abandonnées et recroquevillées dans la solitude ! En oubliant la longue liste des victimes et de leurs ayants droits le Président de l’UFDG a encore manqué à son devoir que sa charge lui impose : protéger ses militants, les secourir tout en veillant à sauvegarder la réputation et l’image de l’institution UFDG. Les militants doivent en tirer toutes les conséquences politiques dans les meilleurs délais.

 

En conclusion

 

La lutte contre la corruption est une nécessité vitale pour reconstruire la confiance des guinéens et du monde extérieur à l’égard de la Guinée. Cet épisode des avantages alloués à Cellou Dalein Diallo indique que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la restauration d’une image positive de la Guinée et de ses institutions interpelle tous les citoyens. L’avancée démocratique exige des hommes et des femmes politiques d’être propres, vertueux et soucieux du respect du patrimoine public.

La rénovation de l’action politique dans notre pays s’articule principalement autour de la réelle compréhension que la construction nationale passe par l’existence de contre-pouvoirs efficaces, responsables et constructifs. Par la publicité autour de cette affaire, la conscience citoyenne avec ses exigences éthiques est en train de faire son chemin lentement mais sûrement.

 

SAUVER L’UFDG DU DESASTRE EST UN DEVOIR !

 

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Ces dernières semaines, l’UFDG a enregistré des défections importantes. Le député uninominal de Dixinn Aboubacar SOUMAH a démissionné pour créer son propre parti. Le jeune Amadou Oury dit « Intello » membre du comité national des jeunes a jeté l’éponge en rendant public sa lettre de démission. Ces démissionnaires rejoignent la longue liste de ceux qui les avaient précédés. Ce sont les cas de Mme Yarie Briqui figure de proue des femmes engagées, de Mme Kadiatou TOURE, présidente du comité nationale des femmes de l’UFDG, d’El hadj SOW Ousmane, secrétaire général des jeunes du parti, de Gadiane de la Guinée-Forestière et tant d’autres que nous ne pouvons pas citer tous. Toutes ces personnalités ont apporté une contribution inestimable à la cause de l’UFDG et sont également dépositaires d’une partie de la mémoire collective de notre institution politique. Des pans entiers du parti dans des comités de base et des sections désertent les rangs pour se refugier dans l’attentisme. Ceux qui contestent les décisions venant de la « Direction Nationale » sont mis en l’écart de manière subtile par le biais du « renouvellement  des bureaux» qui de facto les élimine et les marginalise. C’est le cas d’El hadj Guissé de la fédération de Siguiri. Des groupes d’activistes entretenus et soutenus financièrement servent comme milice « médiatique » pour intimider et harceler les proches de ceux qui n’apprécient pas la manière dont l’UFDG est gouvernée. Pour museler davantage les structures et étouffer toute velléité de contestation des décisions, la purge est organisée au sommet du parti. Les exclusions prononcées contre Mamadou Barry, Lamine Keita de France, Lamine Diallo d’Allemagne et de BAH Oury le 1er Vice-Président devraient servir à assurer la main mise sur la totalité du parti. Mais cette manœuvre pour dompter l’UFDG n’a pas pu réussir. La colère et le désespoir sont perceptibles et la frustration collective est arrivée à un niveau jamais égalé auparavant.

 

L’absence de boussole à partir de 2011

 

Entre 2011 et 2015 un entêtement suicidaire doublé d’un manque de stratégie efficace et responsable causèrent la perte de plusieurs dizaines de militants lors des manifestations récurrentes. :

  • Le cas de l’opérateur technique de la CENI waymark-sabary technology (2011-2013) est illustratif du manque de pertinence de la stratégie poursuivie. Après avoir accepté de cautionner en novembre 2012 l’adoption de la loi refondant la CENI avec le scrutin à la majorité simple des commissaires comme mode de délibération en lieu et place de la règle du consensus qui prévalait, l’opposition avait contribué à enlever à la CENI ses aptitudes à être une institution neutre, impartiale et régulatrice des élections. Par la suite elle organisa deux années durant des manifestations de rue pour contester l’opérateur technique, pour finalement l’accepter dans les accords de juillet 2013. Que signifie ce revirement à la dernière minute sans aucun accent de remords pour le gâchis humain et économique que la nation a enregistré au détriment de la collectivité nationale.
  • L’épisode des élections présidentielles d’octobre 2015 : Après tout un mois de campagne électorale sur l’ensemble du territoire nationale, le candidat de l’UFDG déclara le lendemain (12 octobre) de la consultation électorale « ne pas reconnaître les résultats qui seront proclamés » et demanda « aux jeunes de descendre dans les rues et quiconque meurt se sera parce que Dieu l’aura voulu ». Le 13 octobre, d’exil je lance l’appel pour demander à tout le monde de s’abstenir de descendre dans les rues car « il n’y a aucune stratégie solide derrière les appels à manifester et qu’en plus nous avons assez de voir le sang coulé ». Mon appel au calme fut largement relayé et permit ainsi à la Guinée d’éviter une crise post-électorale sanglante.
  • Des accords politiques en contradiction avec les textes réglementaires : En août 2015 pour permettre l’organisation des présidentielles à bonne date, le partage du pouvoir est scellé avec la création des délégations spéciales où la mouvance et l’opposition ont placé leurs apparatchiks pour gouverner les communes du pays en l’absence de toute légitimité politique et en prime une violation des lois du pays. La raison d’être d’une opposition disparaît ainsi. Ce qui compte en définitive ce sont les postes occupés sans se préoccuper des attentes et des besoins de la population et sans aucun scrupule pour violer les principes de l’Etat de droit. Ce procédé est encore d’actualité autour des accords politiques du 12 octobre 2016 qui malmènent encore plus gravement les fondamentaux de la décentralisation et de la démocratie en déniant aux citoyens leurs droits constitutionnels de se choisir leurs chefs de quartier et de présidents de district .

 

Ces exemples sont suffisamment éloquents pour prouver que le mobil essentiel des « manifestations des rues » est de conforter des « arrangements » pour satisfaire une clientèle politique particulière. A chaque fois les intérêts d’un petit nombre de personnes ont prévalu au détriment de l’intérêt bien compris de l’institution politique qu’est l’UFDG.

 

 

Perte des valeurs et descente aux enfers

 

Durant ces six dernières années la gestion de l’UFDG sous la houlette de Cellou Dalein Diallo a dérivé vers le recours systématique à la violence et à l’exclusion. D’un parti engagé dans la défense des droits de l’homme, du respect et de l’affirmation de l’Etat de droit, une mutation s’est opérée où la délinquance à caractère criminelle a remplacé le discours politique et l’attitude responsable. Les racines de cette descente aux enfers sont à rechercher du côté d’une culture politique de la pensée unique et de l’esprit du « parti unique ». Ceci explique la planification de la tentative d’assassinat du 1er Vice-Président et fondateur de l’UFDG le 05 février 2016 au siège du parti. C’est ce jour « fatidique » que le journaliste Mohamed Koula Diallo a été mortellement fauché par la balle tirée par un des gardes de corps de Cellou Dalein. Le procès est attendu sous peu afin que toute la lumière soit faite sur ce complot interne pour tuer BAH Oury. Par ailleurs, la perte des valeurs s’est illustrée encore après le verdict du tribunal de Dixinn déclarant la non conformité vis –à-vis des textes de l’UFDG de la décision d’exclusion de BAH Oury et consorts. Une autre décision illégale et anti-statutaire est prise dans la foulée pour « nommer un vice-président chargé des relations extérieures et de la communication ». Sur le plan juridique, cet acte atteste du mépris à l’égard du droit par des gens qui siègent à l’assemblée nationale !!! La récidive constatée (utilisation de la même procédure que le tribunal de Dixinn a juridiquement invalidée) montre un aveuglement et un comportement hors-la-loi. Ceci est d’une extrême gravité car remettant en cause les fondements de la République et de la primauté de l’autorité de la loi.

 

 

Et pourtant L’UFDG a une longue tradition de combat pour la démocratie

 

L’UFDG créée en 1988 dans la clandestinité sous le régime d’exception du Comité Militaire de Redressement National (CMRN) a été le creuset où a éclos le projet démocratique pour la Guinée notamment par la création de l’OGDH (Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme) et également par le soutien actif des mouvements de revendications des étudiants de 1988 à 1992. L’UFDG et ses militants se sont toujours illustrés dans leur détermination pour la cause nationale. Ses responsables et ses militants étaient ceux qui ont affronté les grenades lacrymogènes et les matraques en septembre 2004 pour réclamer la libéralisation des ondes en Guinée. Les militants de l’UFDG étaient devant pour apporter leur soutien aux formidables mouvements sociaux de 2005 à 2007. L’UFDG a été la colonne vertébrale des forces vives nationales pour résister à la confiscation par le CNDD du droit des citoyens de jouir de la démocratie et de la liberté. Les militants de l’UFDG ont payé un très lourd tribut durant cette période particulièrement troublée de notre histoire récente.

 

Cet héritage doit demeurer et se prolonger pour que la démocratie vive en Guinée. Les militants de l’UFDG doivent se réveiller et la sauver du désastre. Ne rien faire, c’est se rendre complice de l’anéantissement de l’espoir qu’il a fallu forger dans l’adversité et la privation pendant plus de trente années. Il ne faut pas rester passif lorsqu’une poignée d’individus détruisent l’UFDG et souillent ses valeurs et ses principes. Il faut sonner la fin de cette descente aux enfers.

 

Le peuple militant de l’UFDG sauvera l’UFDG  ! C’est une conviction et un appel au sursaut salvateur. Pour ce combat nous sommes ensemble !