UN DES ELEMENTS QUI INCRIMINE LE DEPUTE CELLOU DALEIN DIALLO

 

 

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                                                                Le garde de corps de CDD ,Amadou SOW le présumé tueur

 

Lisez ci-après la déclaration qui a été publiée au soir du 05 février 2016 sous la responsabilité de Cellou Dalein DIALLO. La dénonciation calomnieuse est ainsi manifeste plus de quatre mois après l’assassinat du journaliste Mohamed Koula DIALLO et la tentative d’assassinat de BAH Oury le 1er Vice-Président de l’UFDG. Le juge d’instruction a rendu ses avis et il est clairement établi que le garde de corps de Cellou Dalein DIALLO, le nommé Amadou SOW est l’auteur du tir qui a mortellement fauché le journaliste. Le juge précise que BAH Oury était la personne ciblée par le tueur. A la lecture de cette déclaration vous vous ferez votre  opinion sur cette conspiration pour éliminer par tous les moyens le fondateur de l’UFDG(ndlr).

 

 

« DECLARATION

 

La Direction nationale de l’UFDG informe les autorités guinéennes, l’opinion nationale et internationale que Monsieur Bah Amadou Oury ancien Vice-président de l’UFDG exclu du Parti, s’est rendu ce vendredi 05 février 2016 aux environs de 16h30 au siège du Parti.

 

Mr Bah était muni d’une arme à feu et accompagné de loubards à l’effet de perturber la réunion du Bureau Exécutif et, selon des rumeurs persistantes avec aussi l’intention d’attenter à la vie de Cellou Dalein Diallo, Président de l’UFDG au motif que celui-ci l’aurait exclu du Parti qu’il aurait créé.

 

A son arrivée, il a voulu forcer le passage et s’est heurté à l’opposition des maintiens d’ordre du Parti. Au cours de l’altercation, il a fait usage de son arme à feu devant plusieurs témoins et malheureusement, le jeune journaliste Elhadj Mohamed Diallo du site Guinee7 présent sur les lieux a été mortellement atteint par la balle.

 

La Direction Nationale de l’UFDG, adresse ses sincères condoléances à la famille du disparu, aux travailleurs du site Guinee7 et à toute la presse guinéenne. Elle demande aux autorités de prendre toutes les dispositions pour situer la responsabilité de ce crime et de déférer son auteur devant les tribunaux.

 

Elle invite les militants et sympathisants du Parti à faire preuve de vigilance et à rester mobilisés pour la défense de l’unité et des idéaux de l’UFDG.

 

 

Conakry, le 05 Février 2016

 

LA DIRECTION NATIONALE « 

 

« Nous ne pouvons pas vivre dans un monde cLoisonné, subdivisé en ethnies »

 

 

bahoury

Interview publié dans la revue panafricaine La gazette n°315 du 02 au 09 juin 2016

Bah Oury est le premier vice-président de l’UFDG, le premier parti de l’opposition guinéenne au sein duquel, il conteste la manière de gérer et de s’opposer de Celou Dalein Diallo qui refuse tout dialogue avec le président Alpha Condé le président réélu. Après avoir été banni de la Guinée durant 4 ans, de retour aux affaires, Bah Oury jette un regard lucide sur la situation que vit la Guinée et invite à une concertation nationale pour avoir l’appui de la communauté internationale. Pour lui la Guinée a besoin d’idées innovantes.

La Gazette : 5 mois après l’élection du président Alpha Condé, la rue pleure et les populations souffrent. La situation économique est indexée et le dialogue politique n’avance pas. C’est une situation difficile pour un pays qui veut aller vers l’émergence. votre appréciation de la situation?

Bah Oury : Il y a beaucoup d’efforts à faire, d’autant plus que la situation sur le plan économique est très difficile. Mais cette situation s’explique parce que l’année 2013 qui aurait dû être celle de relance économique a été perdue à cause des conflits à caractère politicien. C’était la période des élections législatives.De part et d’autre,  la gouvernance au pouvoir et l’opposition ont contribué chacun à amener une crispation des relations qui n’ont pas permis à la Guinée d’engranger les impacts positifs de l’atteinte du point d’achèvement qui avait été obtenu en septembre 2012 par l’annulation de près de 2 milliards de dollars de la dette guinéenne.Donc cette situation politique a plombé la relance qui aurait dû être indispensable et possible durant l’année 2013. Pour les années 2014 et 2015, en plus des handicaps antérieurs, il y a eu la fièvre Ébola. Ainsi  la colonne vertébrale économique a été complètement brisée avec des croissances presque nulles voir négatives. L’année 2016 démarre bien entendue avec les retards et les insuffisances accumulées. En plus la situation n’a pas été aussi favorable parce qu’il y a eu au point de vue de la gouvernance macroéconomique des négligences qui ont amené à prendre des garanties importantes dans le cadre des financements des travaux publics et autres qui sont nécessaires et indispensables. Mais la gestion financière n’a pas permis à la banque Centrale d’être en mesure à la première demande de satisfaire sans déséquilibrer les finances publiques, de rembourser les dettes. Donc la situation de ce point de vue est très tendue et, c’est ce qui explique cela.

Vous mettez le doigt sur la gouvernance financière, d’aucuns parlent d’éthique, de changement de comportements pour amener l’administration guinéenne à avoir une meilleure perception de l’Etat, est-ce votre lecture ?

C’est ce que nous disons du point de vue moralisante.Quelque soit les compétences que l’on puisse avoir, il faut  prendre les décisions les plus idoines pour  mettre en relief la nécessité de préserver l’intérêt national, de prendre en compte la dimension sociale et les impacts qu’une décision économique pourrait amener. Comme disait l’autre ¨Science sans conscience n’est que ruine de l’âme¨. De ce point de vue c’est une réalité. Toutefois,le paradigme avec lequel une certaine administration publique conçoit et gère les problèmes de la Guinée n’a pas évolué depuis l’indépendance. Ce sont les mêmes réflexes qui ne prennent pas en compte la nécessité de l’innovation, la nécessité d’un changement en profondeur et aussi de la prise en compte de la dimension internationale et des interactions  que les décisions  peuvent générer.  La gestion seulement comptable ne suffit pas, il faut avoir une vision d’un processus global qui part de la Finance à l’Economie réelle ensuite avoir à l’esprit les effets sociaux des politiques appliquées. Il y a à ce niveau beaucoup de lacunes et d’insuffisances . C’est comme si on ne prend pas en compte l’expertise globale qui est nécessaire par exemple lorsqu’une décision de prendre une garantie à la banque centrale doit être prise. Une simple signature a en effet des conséquences sur le plan économique,financier et politique décisives . Il   y a eu des errements coupables de la part des responsables de la politique monétaire. Ce sont ces errements qui ont amené à ce qu’il y ait eu une prise de garantie très importante qui va au-delà des capacités financières de l’Etat. Ils auraient dû faire preuve de réalisme et faire preuve aussi d’une certaine probité morale et intellectuelle pour alerter et pour orienter les décisions de ceux qui ont le pouvoir politique pour ne pas que  leurs actions soient  considérées comme des opérations  banales alors qu’en réalité c’est la vie de tout un pays qui est engagée.

« Il faut un nouveau processus politique » On pourrait y ajouter une question ethnique selon certains car l’économie guinéenne est quasiment tenue par une seule ethnie. Est-ce que cela ne pose pas de problème ?

Vous savez l’essentiel de l’économie guinéenne est informelle. Le secteur formel est réduit au strict minimum. L’informel c’est 70 à 80% du PIB donc c’est extrêmement important. Un pays comme la Guinée  a besoin de réforme en profondeur, a besoin de changement dans la gouvernance des administrations économique et financière. Ces réformes sont indispensables pour que la Guinée sorte de l’incurie. C’est comme s’il y a le pays réel qui a sa propre dynamique, qui a ses propres réflexes et le pays légal qui est réduit à un espace très mince et dans un contexte économique et financier difficile. Le pays légal a de sérieux problèmes et c’est ce qui fait souffrir la population guinéenne aujourd’hui. En ce concerne l’aspect ethnique il ne faut pas jeter la pierre dans un seul camp. Il y a une élite dans ce pays qui possède ou qui  veut accéder au pouvoir en captant les ressources à son seul profit. L’état néo patrimonial qui est en force à l’heure actuelle n’est pas l’apanage de la mouvance présidentielle. Certains tenants de l’opposition ont aussi les mêmes réflexes. Ce que je veux dire c’est que la Guinée est dans un contexte d’une fin de cycle qui traduit les limites de l’état guinéen. Il faut un nouveau processus politique ou un nouveau cycle politique qui est en train de s’esquisser, qui va dans un sens où il faut nécessairement revoir de fond en comble la méthodologie et les stratégies politiques en ce qui concerne la question financière. Regardez, nous avons une monnaie nationale que nous ne parvenons pas à gérer depuis l’indépendance. Comment se fait-il que d’autres pays comme le Maroc, la Mauritanie ou le Cap vert parviennent à gérer de la manière la plus satisfaisante leur monnaie nationale, et pourquoi la Guinée n’arrive pas à le faire ! Ce n’est pas lié à un régime particulier mais plutôt à tout un fonctionnement de l’état qu’il faut fondamentalement revoir. Ceci est une indication pour vous dire qu’il y a des changements et des réflexions en profondeur qu’il faut apporter pour que laGuinée puisse être sur les rails et pour reprendre le chemin d’une croissance économique durable et soutenue.

« la fédération des conservatismes de la société guinéenne » Ace niveau, vous autres politiques avaient un rôle fondamental à jouer, que comptez-vous faire ?

C’est la raison pour laquelle  je mène à l’heure actuelle des actions en rencontrant les jeunes car  je considère que c’est avec la nouvelle génération que nous pouvons  parvenir à changer notre façon de voir. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde cloisonné, subdivisé en ethnie. Nous ne pouvons plus vivre avec un état qui est complètement en retard et déphasé par rapport aux exigences d’un monde moderne. La société aspire à son unité, à du bien être et voir ses besoins essentiels satisfaits. Mais la classe politique, celle qui est en première ligne pour l’écrasante majorité d’entre elle, n’est pas du tout en phase avec les attentes et les aspirations de cette majorité d’une population qui est très jeune. C’est la raison pour laquelle mon action s’inscrit vers les jeunes où nous pouvons semer de bonnes graines. Ces dernières pourront  permettre d’avoir de bonnes récoltes pour assurer l’émergence d’une alternative crédible, soutenue et réaliste pour que la Guinée rattrape son retard et se réveille pou embrasser la modernité et la prospérité.

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pensez-vous qu’aujourd’hui le président AlphaCondé qui est tout au début de son second mandat, soit à l’écoute pour faire avancer les choses?

Je pense qu’il hérite d’une situation extrêmement difficile qui  date de longtemps. Ce qui est un lourd handicap et qui constitue des entraves sérieuses pour que la Guinée soit en phase avec les exigences économiques et avec les attentes de notre temps.

pourtant ce passé il l’a bien combattu ?

Vous savez vous pouvez être dans une posture en terme de discours qui condamne mais à partir du moment où vous avez le pouvoir, les contraintes et les réalités s’imposent à vous. Il a été à mon avis victime de cette ambiance politique qui est la fédération des conservatismes de la société guinéenne avec un personnel politique qui n’était pas préparé, ni engagé vers un changement en profondeur. Certes il  avait une volonté d’avoir le pouvoir politique mais que faire de ce pouvoir!De ce point de vue il a été obligé de marcher sur les plates bandes de l’ancien. Par rapport au deuxième mandat lorsqu’il a demandé à me rencontrer en France à la fin du mois d’octobre 2015, il m’avait dit que la population était fatiguée, les gens souffrent et il faut nécessairement l’apaisement et une décrispation pour permettre à la Guinée de pouvoir attirer des investisseurs pour qu’il y ait du travail. Il a totalement raison de ce point de vue. Je souscris aussi, totalement à cette démarche .

« Pour avancer il faut avoir les hommes et les femmes qu’il faut » Ce qui veut dire qu’il a une lecture lucide de la situation ?

C’est vrai qu’il a une lucidité par rapport à la situation réelle. C’est à ce moment-là que je lui ai exprimé ma convergence de point de vue par rapport à cette approche.Depuis mon retour d’exil, je veille à travailler à faire émerger au sein de l’UFDG, une opposition constructive, moderne, ouverte et qui doit contribuer à préparer une alternative pour demain. Le Président de la République est dans une situation de responsabilité avec un héritage excessivement lourd mais il est possible d’avancer. Pour avancer il faut avoir les hommes et les femmes qu’il faut.

vous disqualifiez donc l’équipe qu’il a mise en place ?

Ce ne sont pas les individualités qui posent problème, ni leur compétence mais un gouvernement est un tout. C’est une volonté , c’est une stratégie et une méthode. Vouloir remettre tout cela sur les rails, revient à  demander à DonQuichotte de ferrailler avec les moulins.C’est extrêmement difficile par ce qu’il y a une question de mentalité et de capacité à avoir des hommes et des femmes qui peuvent accompagner ce changement en profondeur. Et c’est ça la tragédie dans laquelle la gouvernance actuelle est confrontée. C’est la raison pour laquelle je sollicite dans la phase actuelle, une décrispation qui doit permettre à toutes les forces intellectuelles, politiques et morales de ce pays de prendre conscience de l’ampleur du travail à faire. Ce n’est pas simplement un travail du gouvernement mais de l’ensemble des forces actives économiques et aussi politiques. Mais là aussi il y a énormément à faire par ce que nous avons majoritairement une classe politique  engluée dans un passé, dans une certaine forme de conservatisme et c’est ce qui fait que la Guinée n’arrive pas à avancer comme elle devrait le faire. C’est pourquoi les jeunes doivent prendre conscience de la nécessité de s’impliquer d’avantage par ce que c’est par eux que nous aurons  des solutions alternatives, crédibles, et durables pour que la démocratie puisse s’enraciner.

Est-ce une manière de dire que vous souhaiteriez une concertation large surla situation du pays aujourd’hui ?

Vous marchez sur ma langue. Ainsi  lorsqu’il y a eu le problème des syndicats avec le gouvernement par rapport à la demande de la baisse du prix du carburant, j’ai indiqué qu’au préalable, une vaste concertation de la manière la plus responsable ,regroupant les acteurs gouvernementaux,politiques,syndicaux et ceux du monde des entreprises pour évaluer le diagnostic des  situations macroéconomique et financière exacte du pays . Et à partir de là, envisager un plan minimum d’urgence consensuel pour  pour relancer l’activité économique  et qui pourrait bénéficier du soutien de la communauté internationale pour permettre à un pays sinistré de pouvoir relever la tête et avancer. Mais si cela ne se fait pas de la manière la plus responsable et concertée,  la communauté internationale nous apportera difficilement son soutien financier. Cette concertation est une nécessité afin que les  populations puissent espérer une amélioration de la situation.  La population guinéenne a assez de ces mêmes politiques, ces mêmes discours qui n’ont rien apporté de substantielles. E effet  depuis prés de 20 ans le pays est en crise.Il y a eu des hauts et des bas durant cette période, et tout le monde souhaite trouver   une nouvelle dynamique pour que la Guinée puisse sortir de ces interminables crises.

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Les élections communales vont se tenir au mois d’octobre, c’est une étape de crispation?

Pour moi ce serait un début de solution parce que les élections communales sont  fondamentales. D’ores et déjà dans ma démarche politique j’encourage les hommes et les femmes à s’impliquer. J’encourage les jeunes non pas seulement à être des électeurs mais d’être inscrits pour être des élus. Par ce que c’est à ce niveau-là que l’on apprend à cerner les contraintes de l’exercice du pouvoir. Les  jeunes doivent avoir l’expérience du pouvoir par ce biais-là. La Guinée ne changera pas si nous ne changeons pas la gouvernance par le bas.  Car c’est à ce niveau que le citoyen est en confrontation directe avec les questions les plus essentielles. Donc changer la gouvernance locale, avoir des élus communaux d’un autre type sont des nécessités absolues  pour avoir un filtre démocratique qui permet l’émergence de nouvelles classes politiques. Les jeunes ne doivent pas être en marge de ce processus parce qu’ils représentent l’alternative pour sortir la Guinée de la situation de détresse dans laquelle elle se trouve.

pensez-vous aujourd’hui que le président doit recevoir la classe politique pour discuter des voies de sorties de crises ?

Vous savez qu’il y a des gens qui émargent dans l’opposition mais  ce qui les intéressent : c’est s’asseoir sur le fauteuil présidentiel qui est déjà occupé par quelqu’un d’autre.  Pourquoi certains sont-ils dans l’opposition ? Est-ce qu’ils ont une idée alternative à la gestion actuelle ? Est-ce qu’ils ont réfléchi à la problématique qui empêche  la Guinée très souvent de capitaliser ses forces? La Guinée a besoin d’idées innovantes, elle a besoin de changer de méthode de gouvernance, elle a besoin que les paradigmes traditionnels des analyses des situations économiques et sociales changent. Donc il y a une nécessité de voir de nouvelles élites politiques émerger.  Il y a des générations d’hommes et de femmes qui ont apporté à un moment donné le meilleur d’eux-mêmes au pays mais qui se retrouvent dépassées et déphasées par la complexité des problèmes qui enferrent la Guinée dans les difficultés. Il faut alors  des idées neuves et pragmatiques avec des hommes et des femmes neufs. Il faut surtout une grande rigueur intellectuelle, un patriotisme avéré et une forte et soutenue volonté politique pour tirer sortir ce pays du gouffre. Ceci explique  la raison pour laquelle je ne suis pas du tout dans une dynamique où simplement on fait une conférence où on réunit l’opposition et le pouvoir pour parler des questions des plus subalternes et périphériques. Je souhaite l’organisation de profondes concertations responsables pour aboutir à des plans d’action réalistes, innovants et utiles au pays tout entier. Nous en avons assez des futiles « mamayas »! La situation est suffisamment grave pour que nous perdions encore du temps! Il est urgent que la Guinée se débloque.

Et c’est pourquoi vous avez l’ambition de diriger demain l’UFDG?

Parce que je pense que c’est une ouverture qui permettra de remettre en force les idées de réformes et de changements pour un Etat différent de l’Etat néo patrimonial dans lequel la Guinée a été corsetée depuis l’indépendance.

Jusqu’où Bah Oury est-il prêt à aller pour satisfaire ses ambitions ?

Je souhaite être en phase avec mon peuple bien que le terme me parait galvauder maintenant. Utiliser le maximum de mon expérience, regrouper des hommes et des femmes intelligents et compétents soucieux de l’intérêt de ce pays afin de promouvoir des solutions alternatives. Le changement en profondeur ne passe pas simplement par remanier  quelques personnes au niveau   ministériel. Il faut remettre ce pays dans une autre dimension pour aller à l’essentiel afin  de changer de type de gouvernance. Nous avons jusqu’à présent connu une gouvernance très autoritaire de chef de canton où le citoyen n’existe pas en tant que tel. Aujourd’hui nous devons être une communauté de citoyens responsables, intelligents, ouverts sur les réalités du monde et ambitieux pour permettre à notre pays et à la sous région d’avoir un autre destin .La Guinée est en retard et elle doit se réveiller parce que  c’est une nécessité aussi bien nationale que régionale.

 

Envoyé spécial enGuinée Pape Amadou FAll

Je suis mohamed Koula Diallo! journaliste assassiné par un garde de Cellou Dalein Diallo

 

 

 

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Aujourd’hui 17 juin, la cérémonie de fin de veuvage de l’épouse du journaliste assassinée le 05 

 février 2016 est organisée. J’en suis profondément ému car Mohamed Koula est tué par une balle qui m’était destinée. Le sort en a décidé ainsi. A sa famille et à ses amis, je leur renouvelle l’expression de ma compassion et de ma solidarité face à cette immense douleur.

 

Ce qu’il faut savoir du dossier judiciaire pénal

L’instruction du dossier judiciaire est close depuis le 24 mai dernier. Le doyen des juges d’instruction M. DIAWARA a rendu ses avis par l’ordonnance n°181/CAB/D/JI/TPI/C2/2016 en date du 24 mai 2016 transmise au procureur général prés la cour d’appel de Conakry. 23 prévenus sont concernés à ce jour car l’action publique est éteinte à l’encontre du nommé Mamadou Saidou BAH décédé le 10 mai 2016 à l’hôpital Ignace Deen de Conakry.

 

  1. Le juge d’instruction a accordé un non lieu en ordonnant leur libération à 18 des inculpés pour non assistance en danger. Le procureur du TPI de Dixinn M. S. N’Diaye   s’est opposé à cette décision en interjetant appel. Il va sans dire que ces 18 personnes n’ont à priori joué qu’un rôle très marginal dans cette tragédie.
  2. L’ordonnance stipule en plus ce qui suit :
  • Amadou SOW, garde de corps de Cellou Dalein DIALLO est inculpé pour assassinat et tentative d’assassinat ;
  • Algassimou KEITA, garde de corps de Cellou Dalein DIALLO est inculpé de complicitéd’assassinat et de tentative d’assassinat dont Amadou SOW est l’auteur principal.
  • Souleymane BAH Thianguel, responsable de la communication de Cellou Dalein DIALLO est inculpé de complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat au même titre qu’Algassimou KEITA.
  • Alphadio BAH Wanidara a poignardé Abdoulaye Cosa DIALLO qui s’était interposé pour protéger BAH Oury. Il est inculpé pour avoir volontairement porté des coups et blessures à autrui.
  • Mamadou Saidou BARRY alias Dos ou Freeman est également inculpé pour avoir porté des coups et blessures sur autrui.

Si les trois premiers inculpés sont liés par l’assassinat de Mohamed Koula DIALLO par balle en tentant d’abattre BAH Oury, les deux autres devaient le poignarder aux abords du portail du siège au moment où les jets de pierres ont débuté. C’est dans cette confusion qu’Abdoulaye Cosa et Ibrahima Sory ont reçu l’un au dos et l’autre au coup des coups de poignards dans l’intention de donner la mort.

  1. L’application des mandats d’arrêts :

A ce jour, seulement Amadou Sow et Algassimou Keita, les deux gardes du corps de Cellou Dalein Diallo inculpés pour assassinat, tentative d’assassinat et complicité demeurent incarcérés à la Maison Centrale. Souleymane BAH dit Thianguel, Alphadio BAH Wanidara et Mamadou Saidou BARRY dit Freeman sont en liberté.

D’après des informations dignes de bonne foi, ce dernier a été entendu par les enquêteurs du PM3 du Colonel Gabriel et sa libération a été instruite par le cabinet du procureur de Dixinn M. Souleymane NDiaye malgré le mandat d’arrêt émis par le doyen des juges d’instruction. Il en est de même pour Alphadio BAH Wanidara qui n’a pour l’instant jamais été inquiété malgré les multiples relances qui ont été faites. En ce qui concerne le cas de Thianguel, le flou est sciemment entretenu pour faire obstruction à la manifestation de la vérité. Dans les prochains jours les hautes autorités judiciaires du pays seront saisies de ces faits troublants.

 

  1. La jonction des deux affaires  judiciaires :

Au lendemain du 05 février 2016, le ministère public s’est autosaisi de l’affaire relative à l’assassinat du journaliste Mohamed Koula. Par la suite, une plainte collective relative à la tentative d’assassinat de BAH Oury, coups et blessures volontaires et une plainte pour dénonciations calomnieuses contre Cellou Dalein ont été déposées auprès du tribunal de Dixinn. Le Doyen du juge d’instruction a procédé à la jonction entre les deux affaires qui deviennent : l’assassinat de Mohamed Koula Diallo, tentative d’assassinat sur BAH Oury, coups et blessures volontaires. Ainsi au même titre que la famille de Koula Diallo , BAH Oury est une victime et par conséquent est de la partie civile. Les conséquences juridiques qui en découlent sont importantes et éclairent sous un nouveau regard ce dossier. Par contre en ce qui concerne la plainte contre Cellou Dalein DIALLO pour dénonciations calomnieuses, le procureur M.Souleymane Ndiaye a estimé qu’en vertu de l’article 65 de la constitution M. Cellou Dalein Diallo député de son état, bénéficie d’une immunité. Pour mémoire, un communiqué de « l’UFDG » a été publié le 05 février en début de soirée, indiquant que « BAH Oury était porteur d’une arme et il a tiré sur le journaliste Mohamed koula ».

Cellou Dalein a maintes fois réitéré cette scandaleuse calomnie. En tant que Président de l’UFDG, il assume pleinement la responsabilité pénale liée à cette dénonciation infondée et qui a atteint mon honorabilité et ma réputation aussi bien en Guinée que dans le reste du monde.

Soustraire Cellou Dalein à la justice, ce sera une prime accordée à l’impunité, à la violence et à la puissance des gens fortunés. Par la grâce de DIEU, justice se fera !

 

Ces lignes permettront sans aucun doute de voir plus clair dans ce dossier. La bataille judiciaire est engagée et plus que jamais c’est l’impunité qu’il faut abolir malgré les puissances d’argent. Les autres plaintes notamment celle relative à « l’exclusion de BAH Oury de l’UFDG » seront présentées à l’opinion dans les prochains jours. Nous souhaitons que la justice soit sereine, impartiale, juste et transparente. Ceci est un véritable test pour elle afin de s’assurer que la justice guinéenne est en mesure de juger des affaires plus compliquées comme celle de la tragédie du 2 8 septembre 2009!

 

 

 

Affaire Mohamed Koula Diallo : les 3 stratégies concoctées pour éliminer Bah Oury, selon ses avocats

 

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«C’est ainsi qu’ils ont mis en place un groupe qui est chargé de réfléchir sur les stratégies à entreprendre afin d’éliminer physiquement M. Bah Oury pour que le terrain soit fertile. Parce qu’il était devenu trop gênant au sein de l’UFDG», déclare les avocats de Bah Oury

 

Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée le 13 juin à Conakry, les avocats de Bah Oury ont tenté de démonter les ‘’stratégies’’ visant à réduire au silence leur client.

 

Après avoir rappelé le parcours de son client de l’exil à la grâce présidentielle, Me. Abdoulaye Oury Diallo a souligné  que la ‘’rentrée triomphale de Bah Oury a surchauffé beaucoup d’esprit au sein du parti de l’Union des Forces Républicaines de Guinée (UFDG)’’.

 

Selon lui, Certains barons de ce parti ont estimé que leurs intérêts étaient menacés avec le retour de M. Bah Oury. C’est la raison pour laquelle, a-t-il dit,  ils ont mis en place un groupe chargé de réfléchir sur les stratégies à entreprendre afin d’éliminer physiquement M. Bah Oury qui était devenu trop gênant au sein de l’UFDG.

 

Ce groupe s’est réuni, a-t-il affirmé, pour établir un plan d’élimination de Bah Oury en plusieurs étapes :

‘’La 1ère étape consistait d’abord à l’exclure des instances du parti pour l’empêcher de siéger et de donner son opinion au sein du parti. C’est ainsi que le jeudi 4 février 2016, un conseil politique qui se dit organe exécutif de l’UFDG s’est réuni en catimini dans les bandes de 21 heures pour décider de l’exclusion de M. Bah Oury du parti qu’il a fondé. Cette décision a été prise parce qu’ils savaient pertinemment que le vendredi 5 février, M. Bah Oury avait annoncé qu’il allait participer à la réunion du bureau exécutif de l’UFDG. Donc pour l’empêcher de siéger à cette réunion, ils ont pris cette décision dans la nuit du 4 février 2016. Mais puisque M. Bah Oury connait ses droits et il savait que c’était une décision nulle et non avenue que cette décision ne lui pas été notifiée régulièrement. Il n’était pas du tout concerné et c’est pourquoi, conformément à sa décision, il s’est rendu le vendredi 5 février 2016 après la prière de 14 heures.’’

 

Poursuivant, la défense juridique de Bah Oury a affirmé que ‘’des instructions fermes ont été données à un groupe de personnes de fermer le portail et d’empêcher M. Bah Oury d’accéder à l’intérieur.’’

‘’La seconde étape consistait à l’empêcher de rentrer tout en programmant des activités dans cet empêchement. Quand il a cherché à accéder au siège du parti, il a été empêché, le portail a été poussé et entre temps, il s’est entrebâillé. Bah Oury a reçu un coup sur la tête dont le but était de le faire tomber de le tabasser à mort, à l’image des prisonniers qui ont été tabassés à mort dans la prison de Siguiri. Heureusement pour lui, après avoir reçu le coup, il a trébuché et a bénéficié d’un soutien de ceux qui étaient derrière lui qui l’ont secouru. C’est ainsi qu’il a décidé de se retirer pour rentrer à la maison», précise Me. Abdoulaye.

 

«Au cours de son départ, puisque le coup qui lui a été donné n’a pas suffit à le mettre à terre pour finir avec lui, un autre plan qui était programmé, a été exécuté. Ce plan était de le poignarder pour qu’il meure sur place ou en cours de route. Heureusement pour lui, un militant convaincu de l’UFDG, un patriote, un humain, il s’agit d’Abdoulaye Diallo qui s’est interposé entre M. Bah Oury et le porteur du couteau. Donc ce dernier a été atteint au niveau du dos par un coup de poignard et le couteau est resté jusqu’à l’hôpital malgré tous les efforts fournis pour le retirer. Dieu a décidé que cette preuve devait rester et devait être constatée non seulement par les médecins mais également par la justice et ce n’est qu’à l’hôpital qu’on a pu extraire le couteau de son dos», expliquera la défense de Bah Oury.

 

Pour terminer, Me. Abdoulaye a martelé : «le 1er plan c’est l’exclusion, le 2ème c’était de lui taper sur la tête pour qu’il trébuche, le 3ème plan c’était de lui donner un coup de poignard mais ce coup de poignard n’a pas atteint M. Bah Oury par la grâce de DIEU et très vite, il a été évacué des lieux pour se retrouver au niveau de la rentrée du siège du parti’’.

 

A ce niveau Monsieur Bah Oury, soutient Me. Abdoulaye, retrouvé au même moment avec certains journalistes dont notamment le regretté Mohamed Koula Diallo.

‘’Puisque tous ces 3 plans n’avaient pas marché, il fallait passer à l’étape supérieure qui consistait à tirer sur lui. Par maladresse, le coup de feu est parti, au lieu d’atteindre la cible qui était Bah Oury, c’est le journaliste, venu librement pour couvrir comme d’habitude les activités du parti, qui a été malheureusement atteint. C’était l’ultime étape de l’élimination physique de M. Bah Oury’’, a fait savoir son avocat, Me. Abdoulaye.

 

Une dépêche de Cheick Alpha Ibrahima Camara et de Sékou Sanoh (guineenews.com )

Affaire Koula Diallo : cinq nouveaux éléments de l’UFDG dont Tchianguel inculpés (avocats)

Pour l’instant Cellou Dalein n’est pas encore inculpé mais cela ne tardera pas en dépit de son de son immunité parlementaire de député ( www.bahoury.com)


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Alors que dix huit personnes ont bénéficié d’un non-lieu, cinq nouvelles personnes viennent d’être inculpées dans le dossier pour assassinat de notre confrère El Hadj Mohamed Koula Diallo, après une jonction de procédures. L’information a été donnée ce lundi 13 juin par le collectif des avocats de Bah Oury, qui a fini par se constituer partie civile dans cette affaire.

Selon les avocats, les inculpés s’appellent Amadou Sow (garde du corps de Cellou Dalein), Algassimou Keita, Thianguel (sans préciser son prénom), Alphadjo et Mamadou Saidou Barry.

Les trois premiers sont inculpés pour complicité d’assassinat et tentative d’assassinat. Tandis que le nommé Alphadjo est inculpé pour coups et blessures volontaires sur la personne d’Abdoulaye, un proche de Bah Oury qui avait été poignardé lors de l’assassinat de Mohamed Koula Diallo, le 05 février 2016, selon les avocats de Bah Oury.

Quant à la dernière personne, Mamadou Saidou Barry alias Doos Free Man, il a été inculpé pour coups et blessures volontaires sur un certain Ibrahima Sory Camara, un autre proche de Bah Oury.

« Nous avions estimé qu’il y avait une connexité entre ces deux procédures — la procédure sur l’assassinat de Mohamed Koula et celle concernant Bah Oury et ses proches. Car, les faits ont été commis dans les mêmes circonstances de temps et de lieu et, par les mêmes personnes », a précisé Me Amadou Oury Diallo, un des avocats de Bah Oury avant d’assurer qu’il fallait nécessairement ordonner la jonction des procédures.

Me Amadou Oury Diallo a indiqué que ses trois clients (Bah Oury, Abdoulaye Diallo et Ibrahima Sory Camara) ont été suffisamment entendus dans le dossier sur l’assassinat du journaliste Mohamed koula Diallo.

De témoin à partie civile 

Avec la jonction des deux procédures, les avocats de Bah Oury ont signalé qu’ils ont désormais un statut de partie civile. « Notre demande de jonction des deux procédures a été appréciée par le parquet et par le juge d’instruction. Désormais, c’est un seul dossier et nos clients se sont retrouvés sur le banc des parties civiles », affirme-t-il.

Les avocats de Bah Oury ont également signalé que la partie adverse n’a pas fait appel contre les nouvelles inculpations suscitées. Cet acte, selon les avocats, prouve qu’ils n’ont pas été accusés à tort. « Si hier, on disait que Bah Oury était porteur d’arme, c’est lui qui a tué le journaliste Mohamed Koula Diallo, aujourd’hui la vérité est sortie. Le juge n’est pas de l’UFDG et il n’est pas encore du RPG. Il a donné une décision conformément à son ultime conviction. Si les inculpés n’ont pas fait appel, c’est qu’ils se reconnaissent auteurs de cette tentative d’assassinat ».

 

Une dépêche de Sékou Sanoh et Cheick Alpha Ibrahima Camara pour Guinéenews.