SUR GUINEENEWS :POUR LUTTER CONTRE L’EBOLA SI ON APPLIQUAIT LA SOLUTION DE BAH OURY

cimetiere de victimes d'Ebola
Lavancée d’Ebola inquiète plus d’un guinéen. C’est le cas du Vice-président du principal parti d’opposition UFDG, en exil depuis 2011 en France. Pour éradiquer cette épidemie de la Guinée, Bah Oury propose de s’inspirer de l’exemple du Brésil dans sa politique sociale de lutte contre la pauvreté qui « consiste à proposer de l’argent ou des vivres aux familles qui accepteront de déclarer  les personnes malades afin de limiter la propagation de la maladie ». Lisez plutôt pour en savoir plus!

 Présence du virus Ebola en Guinee

Guneenews: ça fera bientôt un an que le gouvernement prêche dans le désert face à l’épidémie Ebola. Selon vous, quelle est la solution qu’il faut pour éradiquer cette maladie de la Guinée ?

BAH Oury : D’abord, il s’agit dans le cadre d’un processus de transparence et participatif, d’engager au niveau du sommet de l’Etat,  une volonté politique de combattre l’épidémie, ferme et déterminée. En dépit de nombreuses alertes et recommandations , les autorités guinéennes jusqu’à présent traînent le pas.Je vous remercie de visiter mon blogwww.bahoury.com à cet égard pour de plus vastes explications.Par ailleurs, Il ne faut pas minimiser les efforts et les initiatives qui se déploient actuellement pour apporter réconfort et sensibiliser à la fois les populations. Des députés et les ONG de la société civile s’activent   avec des moyens limités sur le terrain. Le personnel de la santé, héroïquement se débat tant bien que mal pour affronter la fièvre hémorragique. Il a déjà payé un très lourd tribut avec plusieurs dizaines de morts dans ses rangs.Donc , avant tout, il faut louer les efforts de ceux qui frontalement font face à Ebola, les nationaux comme les internationaux comme MSF, l’OMS et les autres acteurs du terrain.
Les actions essentielles sont à mon avis sur trois niveaux : la sensibilisation de l’ensemble du corps social de la présence de la fièvre Ebola dans notre pays et en même temps lui donner les conseils et mesures préventives pour ne pas contracter la maladie .Le second niveau concerne directement les personnes infectées qu’il s’agit  de détecter et d’isoler tout en leur apportant  les soins susceptibles de leur permettre de vaincre le virus. Le troisième niveau ,concerne les personnes qui sont de l’entourage des personnes infectées qu’il faut nécessairement identifier , isoler et leur assurer un suivi personnalisé pour rompre la chaîne de contamination. Les deux derniers paliers se heurtent à des résistances dues à des pesanteurs sociologiques accentuées par le niveau de pauvreté ambiant. Comment tenter de vaincre ces résistances et amener les populations à être pro-actives ? Pour cela, je propose de s’inspirer des pratiques du Brésil dans sa politique sociale de réduction de la pauvreté. Il s’agit d’allouer pour le cas brésilien des subventions sous forme de transfert direct de revenus aux familles bénéficiaires du programme à condition que celles-ci s’assurent que leurs enfants et les adolescents aillent à l’école et se présentent aux rendez-vous médicaux et de vaccinations .Douze millions de familles au Brésil bénéficient de ce programme et les résultats en ce qui concernent la réduction de la pauvreté et l’émergence d’une classe moyenne nombreuse sont appréciés du monde entier.

De manière précise la lutte contre Ebola en Guinée  revêt également la dimension de la pauvreté .Des mesures incitatives pécuniaires ou en nature doivent être données aux familles qui coopèrent au programme en déclarant  les personnes malades et à accepter d’être isolées afin de limiter la propagation de la maladie. Contre nourritures ou argent , il sera plus facile de pouvoir travailler. C’est une piste qui mérite d’être explorée.Le PAM est déjà habitué à gérer ce genre de programme , il en a l’expérience  et la compétence. Pour sauver les vies humaines il faut tout tenter avant qu’il ne soit trop tard.

Gunéenews : Chaque jour, on entend que des sommes colossales ont été accordées à la Guinée pour bouter hors de nos frontières, Ebola. Mais sur le terrain, les médecins continuent toujours de travailler dans les conditions difficiles. Certains se demandent même où va cet argent ?  

BAH Oury : La mal-gouvernance est responsable du malheur des guinéens. Le cynisme a atteint son comble . Tout est prétexte à un enrichissement illicite,amoral et criminelle. Le régime actuel ne diffère nullement des précédents . Ce qui importe pour Alpha CONDE se sont ses comptes bancaires à l’étranger.  La déclaration du préfet de Guéckédou M.Mohamed V KEITA faite la semaine dernière indique que ceux qui sont sur le terrain ne reçoivent rien ,malgré les millions de dollars qui sont évoqués  à la Radio Télévision Guinéenne.

Gunéenews : Votre réaction face au drame de Womey.

BAH Oury : Une tragédie regrettable a eu lieu dans notre pays. Les victimes notamment les journalistes et les médecins n’ont pas reçu les hommages que le pays tout entier leur doit. La vérité sur les causes du drame est occultée. La justice comme d’habitude est instrumentalisée contre de simples citoyens. La zone de Womey est illégalement militarisée. Ce qui est grave également les villageois de Womey sont présentés comme des criminelles alors que la présomption d’innocence existe jusqu’à ce qu’il y ait un jugement équitable et transparent pour situer les responsabilités. Si les autorités n’avaient pas peur de la vérité pourquoi alors ,refuser une commission d’enquête indépendante sur les lieux du drame ? D’injustices en injustices , le fossé se creuse entre les populations et l’administration centrale . Toutes les guerres civiles ont commencé ainsi. Faisons attention pour ne pas brûler la Guinée.

Guinéenews : Si vous étiez à la place d’Alpha CONDE, qu’auriez vous fait dès l’apparition du premier cas d’Ebola en Guinée ?

BAH Oury : M.Alpha CONDE veut nier l’évidence, mais les faits sont têtus. Nous avons manqué de sens de responsabilité et de réactivité. L’irresponsabilité,le culte du mensonge et le refus de prendre en compte ses propres responsabilités ont conduit à la tragédie actuelle. M.Macky SALL du Sénégal dès le début a pris des mesures conservatoires pour protéger son pays et son peuple . Le protocole de l’OMS a été immédiatement appliqué .En Guinée , tout ce qui affecte les pauvres est négligé voire banalisé. Ce qui m’importe aujourd’hui ,est l’exploration de l’exemple brésilien qu’il faut adapter à la lutte contre l’Ebola en Guinée.

Guinéenews: Merci d’avoir répondu à nos questions?

Bah Oury: C’est à moi de vous remercier.
Interview réalisée par Sarifou Barry depuis la France pour Guinéenews 00336 85 81 54 97

ALORS QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SE MOBILISE CONTRE EBOLA, CONAKRY CONFIRME D’ETRE LE MAILLON FAIBLE DE LA STRATEGIE INTERNATIONALE

 

cimetiere de victimes d'Ebola

A ce jour, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) signale prés de 3500 morts infectés par la fièvre hémorragique Ebola dans les trois pays le Liberia, la Sierra-Léone et la Guinée. Pour la Guinée ,les statistiques officielles indiquent prés de 750 décès des suites de l’épidémie. Toutefois, des témoignages concordants font état de décès non répertoriés dans les zones minières de Banankoro et dans les zones frontalières avec le Liberia du côté de la préfecture de Macenta. Le chiffre officiel est déjà suffisamment alarmant ,aussi est-il préférable de faire preuve de transparence dans la comptabilisation des victimes afin de pouvoir évaluer avec exactitude les efforts à fournir pour éradiquer le plus rapidement possible ce fléau dans cette partie du monde.

L’organe exécutif des Nations Unies , le Conseil de Sécurité a adopté le jeudi 18 septembre une résolution, qui souligne de profondes inquiétudes et de graves préoccupations pour l’avenir des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par le virus . Le Conseil de Sécurité estime «  les acquis obtenus par ces pays en matière de consolidation de la paix et du développement risquent d’être réduits à néant par l’épidémie d’Ebola ». L’instance onusienne lance alors, un cri d’alarme  «  l’épidémie compromet la stabilité des pays les plus touchés , elle peut provoquer de nouveaux épisodes de troubles civils et de tensions sociales, une détérioration du climat politique et une aggravation de l’insécurité ». Enfin le Conseil de Sécurité juge  «  l’ampleur extraordinaire de l’épidémie d’Ebola en Afrique constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales ».

La résolution 2177 dessine ainsi à juste titre l’architecture diplomatique par laquelle la communauté internationale s’implique pour apporter son concours aux trois pays sinistrés. Le Président OBAMA déploie trois milliers de militaires en Sierra-Léone et au Liberia pour la construction d’infrastructures sanitaires pour suppléer aux graves déficits dans ce domaine. La Grande-Bretagne ,elle aussi renforce sa présence par l’envoi de quelques centaines de soldats pour appuyer les efforts des autorités Sierra-léonaises afin d’endiguer la propagation de l’épidémie. Pour la Guinée ,dans un premier temps le Président Hollande de la France ,lors de sa conférence de presse du 18 septembre annonce la construction d’un hôpital militaire en Guinée-Forestiére en signe de solidarité ,pour assister notre pays en détresse. Contrairement au bon sens et à la nécessité de mobiliser tous les efforts pour stopper le virus, les autorités guinéennes dédaignent cet apport sous prétexte que cela serait une atteinte au « nationalisme ombrageux,des héritiers de Sékou TOURE ». C’est ainsi qu’un communiqué conjoint des Ministres Laurent FABIUS et Marisol TOURAINE annonce que le centre sera géré par la Croix-Rouge Française avec un important soutien de l’Etat Français ( Affaires Étrangères, Santé, Défense et Intérieur).

Cette attitude du gouvernement guinéen traduit une constance qui consiste à reléguer au second rang toutes les initiatives qui mettent en priorité les intérêts des populations. Refus de l’hôpital militaire français, alors que le Liberia et la Sierra-Léone accueillent avec bienveillance plus de trois milliers de soldats américains et britanniques , refus de prendre les mesures idoines pour étouffer le développement de la maladie en Guinée-Forestiére entre Décembre 2013 et mars2014 ,pour ne pas faire annuler la visite officielle du Roi Mohamed VI sont autant d’actes qui sacrifient l’intérêt national. En effet, M. Alpha CONDE ne souhaite nullement la présence de militaires français sur le territoire national pour pouvoir utiliser la violence à sa guise dans la répression contre les populations civiles. Les massacres non encore élucidés de Womey prés de Nzérékoré et la militarisation de cette partie du pays confirment nos craintes de voir la logique sécuritaire de la gouvernance d’Alpha CONDE prendre le dessus sur le déploiement de moyens appropriés pour lutter contre l’épidémie. L’évocation d’un « nationalisme ombrageux des guinéens » fait sourire ,lorsque nous savons que des soldats étrangers sont intégrés dans les services de la sécurité présidentielle du Chef de l’Etat guinéen.

Alors que de sources bien informées de l’OMS et de MSF s’inquiétant ces jours ci de la recrudescence du nombre de personnes infectées à Conakry et à Guéckédou , l’aide que reçoit le gouvernement guinéen n’arrive pas aux zones les plus affectées.Au même moment le corps médical guinéen est entrain d’être décapité.Le préfet de Guéckédou, Mohamed V KEITA s’est fait l’écho de se sentiment d’abandon . Comme d’habitude, les détournements des deniers collectés pour servir d’autres intérêts catégoriels et la mauvaise gestion chronique des projets nationaux par incompétence ou par laxisme entraînent un sentiment d’exaspération et de colère au niveau des populations. C’est ainsi que les « missions de sensibilisation gouvernementales » deviennent des moments exutoires de la frustration populaire à l’égard des autorités. Womey, Forécariah et Coyah sont quelques illustrations de l’indignation nationale face à une gouvernance corrompue et insensible à la détresse collective. La fièvre hémorragique Ebola en tant que telle est une maladie qui peut être vaincue si des moyens adaptés et une volonté politique forte sont déployés pour la combattre. La plus part des autorités politiques des pays de la sous-région ont d’ores et déjà déployé des efforts dans ce sens pour préserver leur pays contre cette foudroyante épidémie. Conakry brille ainsi encore dans sa « singularité irresponsable » au détriment de la santé publique nationale et internationale. M.Alpha CONDE pour masquer sa responsabilité dans la mauvaise gestion de l’épidémie qui a conduit à sa propagation dans la sous-région, s’agite médiatiquement et diplomatiquement pour faire bonne figure . Hélas le mal est déjà fait. Comme dit l’autre , « l’eau versée à terre, n’est plus récupérable ». En fin de compte ,la fièvre Ebola est un miroir révélateur de la profondeur du désastre guinéen dût à une une très longue succession de gouvernances anachroniques, irresponsables et crapuleuses.

Le désastre actuel commande que toutes les forces vives de la nation revoient leur attitude vis-à-vis d’un régime qui inexorablement conduit toute la nation au chaos. La lutte contre Ebola exige constance dans l’effort, une solide volonté politique ,une gestion rigoureuse des ressources allouées pour servir exclusivement les populations sinistrées et un sens élevé de la responsabilité et de l’intérêt national. A l’aune de la durée au pouvoir, M.Alpha CONDE a prouvé qu’il ne satisfait aucun de ses critères. Cyniquement il prétend que son unique agenda est « la lutte contre Ebola » pour justifier la mise entre parenthèse pour un certain de temps du processus politique national tel que prévu par la constitution guinéenne.

Notre responsabilité pour le devenir de notre pays et du destin collectif de tous les guinéens est plus que jamais interpellée. En ce qui concerne la communauté internationale, forte de la résolution du conseil de sécurité des nations unies elle doit faire fi de la « souveraineté proclamée » par des dirigeants irresponsables alors que leur peuple est en détresse.

La danger est présent en Guinée. Nous devons le combattre pour sauver notre pays de la décomposition.

 

LA MARCHE A PARIS COMMEMORATIVE DE LA TRAGEDIE DU 28 SEPTEMBRE 2009O

BAH OURY A GUINEENEWS  » LE REGIME D’ALPHA CONDE EST AUX ABOIS »

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Exilé en France depuis trois ans, le premier vice-président de l’UFDG, Bah Oury suit avec beaucoup d’intérêt l’actualité politique sociale et économique de la Guinée. Considéré comme l’aile dure au sein du plus grand parti d’opposition guinéen, Bah Oury ne manque pas de superlatifs quand il s’agit de porter un regard critique sur les méthodes de gestion du régime d’Alpha Condé. En séjour de travail à Utrecht aux Pays-Bas, nous nous sommes entretenus avec la deuxième personnalité de l’UFDG sur les sujets qui alimentent actuellement la chronique en Guinée.

Guinéenews© : Vous êtes ici aux Pays-Bas dans le cadre d’une activité sociale. On ne peut pas vous rencontrer sans pour autant parler de l’actualité nationale guinéenne. Il y a quelques jours un responsable de votre parti a été tué à Conakry par des inconnus. L’UFDG a directement parlé d’un assassinat politique. Peut-on connaitre les signaux ou les indications que vous disposez qui renforcent cette thèse ?

Bah Oury : Comme vous le savez, Elhadj Amadou Oury, le président de la section motard a été assassiné le lundi 15 septembre dernier. Au début, certains ont cru qu’il s’agissait d’un braquage qui avait mal tourné. Mais le lendemain matin, le député Aboubacar Soumah a indiqué qu’il a été aussi l’objet de menaces précises avant même qu’il ne sache qu’Elhadj Amadou Oury a été assassiné. A ce moment là, il ne savait pas qu’un responsable de l’UFDG a été tué. Cela veut dire qu’il y a des concordances de faits qui montrent vraiment qu’il s’agit d’une action planifiée de très haut niveau et qui a des racines autour de la Présidence.

Guinéenews© : Qu’est ce qui vous fait dire que cet assassinat a été planifié à un très haut niveau ?

Bah Oury : Parce que c’est comme d’habitude, il a été identifié avant d’être abattu. En tant que président de la section motard, c’est une personnalité importante du parti. Cela veut dire que c’était ciblé par des gens qui portent l’uniforme. Donc, ce n’est pas le fait du hasard. Ce n’est pas une bavure dans un quartier malfamé et sombre. Il a été ciblé et il a été abattu comme tel. Ce n’est pas neutre. Sa responsabilité politique en fait un homme de premier plan de l’UFDG. C’est l’UFDG qui est atteint par l’assassinat d’Elhadj Amadou Oury Diallo.

Guinéenews© : Le président de l’UFDG a déclaré que votre parti va agir. Peut-on savoir ce que vous comptez faire concrètement ?

Bah Oury : Laissons le parti préparer sa riposte. Elhadj Cellou est rentré à Conakry, il va se concerter avec le parti pour prendre les mesures adaptées. Mais quoi qu’il en soit, dans l’esprit de la grande majorité des militants de l’UFDG, d’une manière ou d’une autre, cet assassinat ne restera pas impuni.

Guinéenews© : Justice sera-t-elle rendue ?

Bah Oury : D’une manière ou d’une autre. L’assassinat d’Elhadj Amadou Oury est une provocation grave. Et tous les militants de l’UFDG ont perçu le message. Le message est le suivant : « le régime d’Alpha Condé est prêt à utiliser la violence extrême pour s’imposer dans le pays ». De ce fait, nous sommes devant un dilemme. Abdiquer devant nos responsabilités et laisser une dictature s’installer ou bien se battre pour les principes de démocratie et de liberté, quoi que ça puisse coûter en termes de sacrifice. Notre responsabilité nous impose de mobiliser l’ensemble de la société guinéenne pour barrer la route à Alpha Condé parce qu’à ce rythme, il mène le pays à la catastrophe.

Guinéenews© : Depuis que le président Alpha Condé est au pouvoir, il y a eu une cinquantaine de morts pendant les manifestations politiques de l’opposition mais il n’y a jamais eu d’arrestation à plus forte raison condamnation de qui que ce soit ; qu’est ce qui vous faite dire que la justice sera rendue cette fois-ci sur le cas d’Elhadj Amadou Oury Diallo ?

Bah Oury : Je sais que d’une manière ou d’une autre, les militants de l’UFDG ne resteront pas les bras croisés. Laissons faire la riposte, c’est l’organisation de la dynamique populaire pour bouter hors du pouvoir Alpha Condé. Ça c’est devenu un impératif. C’est la seule attitude qui vaille sinon notre pays va directement au gouffre. Les prochaines semaines montreront que ce que je dis n’est pas un discours de complaisance, ça traduit le fond de la pensée de l’écrasante majorité des militants de l’UFDG.

Guinéenews© : En plus de l’assassinat du président de la section motard, l’on a appris que le domicile du député Aboubacar Soumah a été attaqué. Doit-on parler d’une situation d’insécurité autour des responsables de votre parti ou s’agit-il d’incidents qui se produisent au même moment ?

Bah Oury : Le régime d’Alpha Condé est aux abois. Il est aux abois, c’est pour cela qu’il utilise ces pratiques d’assassinat pour décapiter l’UFDG, d’une part. De l’autre côté, il utilise les menaces, l’intimidation pour éloigner du parti tous ceux et toutes celles qui se sont rapprochés du parti dans la dynamique de mobilisation pour contrer son pouvoir. Il va user de l’intimidation et des menaces pour certaines catégories de notre population pour les détourner de l’UFGD et pour d’autres, il va user de l’extrême violence pour les neutraliser.

Guinéenews© : Si vous dites que le président Alpha Condé fait usage de l’intimidation pour éloigner certaines personnes de votre parti, avez-vous une stratégie pour résister ?

Bah Oury : Dans la phase actuelle, nous avons reçu cinq sur cinq les messages que le président Alpha Condé vient d’envoyer. Il recevra nos réponses.

Guinéenews© : Toujours dans le cadre de l’actualité nationale, en milieu de semaine une délégation conduite par le gouverneur de N’Zérékoré accompagné par des journalistes, s’est rendue à Womey pour sensibiliser ses habitants contre Ebola. Ils ont été pris à partie et il y a eu morts d’hommes. Quelle analyse faites-vous de cet autre drame ?

Bah Oury : D’abord, on ne connait pas la vérité autour de cette trouble affaire. Le gouverneur, le préfet et une importante délégation médicale avec des journalistes se rendent à Womey dans le cadre d’une sensibilisation contre Ebola. Selon les déclarations du gouverneur, au début tout se passait très bien et à un moment donné, ils ont reçu des jets de pierres. Selon lui, il y a eu débandade. Mais, on ne connait pas ce qui s’est réellement passé. Pourquoi des jets de pierres ? Ça c’est un. Et pourquoi à la suite de ces jets de pierres, le gouverneur et le préfet sortent indemnes et une bonne partie de la délégation est restée sur place, prise en otage. Ce n’est que 48 heures après qu’on apprend qu’on a découvert leurs corps. Ce n’est pas clair. Le sous-préfet qui est une notabilité de la localité, comment se fait-il qu’il ait perdu la vie ? À priori, le sous-préfet est la personnalité la plus connue des villageois. Il a péri. Ce n’est pas clair. Les militaires qui accompagnaient la délégation, n’ont-ils pas tiré sur la foule pour les intimider ? Il y a beaucoup d’interrogations. En plus, les autorités ont refusé que les familles récupèrent les dépouilles mortelles pour les funérailles au sens traditionnel. Dans le cas d’espèce, une autopsie devrait être opérée sur ces corps pour savoir de quelle manière et de quelle façon les médecins et les journalistes ont perdu la vie. Mais on a précipité les choses et les morts ont été enterrés. Personnellement, je m’interroge pour dire que ce qui s’est passé à Womey est loin d’être ce que les autorités officielles ont voulu faire comprendre. La propagande officielle est allée directement à travers Makanera (ministre de la Communication, ndlr) pour dire que sur l’un des corps, ils ont vu des traces de machette. C’est pour dire que les corps n’ont pas reçu de balles mais qu’ils sont morts à la suite d’agressions perpétrées avec des armes blanches, c’est-à-dire que les auteurs de ces crimes ne peuvent être que les populations qui n’avaient pas d’armes. Ce sont les autorités qui sont en train de dire la vérité officielle et comme on sait qu’en Guinée les autorités officielles ont la culture du mensonge, tout cela ne peut être clarifié que par une commission d’enquête réellement indépendante. Et je rappelle que ces populations sont traumatisées, martyrisées par Zogota où en pleine nuit ils ont massacré des paysans. Cette hantise est dans la mentalité des populations de la zone. Ça c’est un. Deuxièmement, dix jours avant, il y a eu des heurts autour du marché de N’Zérékoré et des échanges de tirs semble-t-il entre certains et les forces de l’ordre dans le quartier de Donota. Qu’en est-il réellement ? Ce qui se passe à N’Zérékoré est une troublante affaire où la vérité officielle est loin de nous dire exactement ce qui se passe. Et dans ce cas, il faut faire preuve de prudence et demander qu’il y ait l’ouverture d’une enquête indépendante pour situer les responsabilités et savoir exactement comment les choses se passent à N’Zérékoré parce que sinon ce sont des pauvres paysans qui risquent encore une fois d’être condamnés et exécutés alors qu’en réalité les autorités ont totalement menti à la justice et à l’opinion nationale.

Guinéenews© : Mais, s’il s’avère qu’ils ont été exécutés par les habitants de Womey, peut-on conclure alors que l’État est en train de perdre son autorité dans certaines zones du pays ?

Bah Oury : Les populations n’ont plus confiance en l’État. D’ailleurs, comment pour une sensibilisation contre la fièvre Ebola, aller avec le gouverneur, le préfet, le sous-préfet et tout le staff des services sanitaires centraux de la région avec bien entendu une escorte de militaires ? Je pense que c’est une provocation outrancière qui ne prend pas en compte la sensibilité des populations et qui ne prend pas en compte aussi la défiance profonde que les villageois de cette zone de notre pays ont vis-à-vis de tout ce qui concerne les représentants de l’État.

Guinéenews© : Pour parler d’Ebola, quelle appréciation faites-vous de la gestion de cette épidémie par l’État ?

Bah Oury : Je dis que le gouvernement est responsable dans une large mesure de la propagation de la fièvre hémorragique Ebola au Libéria, en Sierra Léone et en Guinée. Ils n’ont pas pris les mesures qu’il fallait à temps. Cette gestion laxiste a fait que toute l’ouest-africain est menacée par cette catastrophe sanitaire. C’est le gouvernement guinéen qui est responsable de cela. Ils veulent disculper cette responsabilité à travers des discours lénifiants pour rejeter la responsabilité sur d’autres. La gestion effective de la présence des médecins de l’ONG Médecins Sans Frontières, de l’OMS, de l’Unicef sur le terrain a été très approximative jusqu’à ce qu’Alpha Condé dise que Médecins Sans Frontières est en train d’exagérer pour récolter des fonds. Cette déclaration irresponsable a été tenu par Monsieur Alpha Condé et malheureusement il y a plus de 600 ou 700 morts en Guinée, 1400 au Libéria et un nombre qui avoisine 600 en Sierra Leone sans compter les personnes qui sont contaminées. La responsabilité personnelle de monsieur Alpha Condé est totale dans cette affaire.

Guinéenews© : Qu’est-ce que vous auriez fait si vous étiez à leur place ?

Bah Oury : D’abord, dès qu’il y a une annonce comme quoi il y a une fièvre mystérieuse qui est en train de décimer des populations, les règles de prudence demandent la mobilisation immédiate aussi bien des services sanitaires locaux que la coopération sanitaire internationale pour faire en sorte que le diagnostic soit fait et prendre les mesures qu’il faut pour ne pas que cette maladie se propage dans la région. Malheureusement ça n’a pas été fait. Imaginez-vous au début du mois de décembre, il y a eu des cas qui ont été signalés. Ce n’est qu’en mars que le gouvernement a déclaré qu’Ebola est en Guinée. Entre temps, qu’est ce qui a été fait ? Absolument rien parce qu’il ne voulait pas que le roi Mohamed VI annule son voyage. Ils ont étouffé cette histoire de présence d’une fièvre hémorragique dans la région de la Guinée forestière pour ne pas empêcher le voyage officielle du Roi Mohamed VI. Tout cela prouve qu’il y a eu une volonté délibérée d’exposer la vie des citoyens guinéens au profit d’une opération politicienne pour le prestige de Monsieur Alpha Condé.

Guinéenews© : Une autre affaire qui a fait la une de l’actualité en Guinée ces dernières semaines, c’est l’affaire des 20 millions de dollars interceptés par la douane sénégalaise à Dakar. Vous avez parlé d’une opération illégale et de blanchiment d’argent. Quels sont vos arguments ?

Bah Oury : Quel est le justificatif économique qui a pu générer ces 20 millions de dollars ? C’est douteux. C’est une opération qui n’est pas claire parce que chaque opération à ce niveau là doit avoir une contrepartie en biens ou en nature. Est-ce que ce sont les mines ? Si ce sont les mines, ce ne sont pas des capitaux en espèces qui sont rentrés en Guinée puisque les industries minières ont leurs banques à l’extérieur. Ces industries minières n’utilisent des devises que pour servir leurs besoins locaux. C’est pour vous dire que la source qui a pu générer ces 20 millions de dollars est très floue. Et par nature, ce genre d’opération en termes bancaires, c’est du blanchiment de capitaux. Autre chose qui est en relation plus étroite, le Département d’État a indiqué que la Guinée est devenue la plaque tournante du narcotrafic. Bien entendu, le narcotrafic va toujours de paire avec le blanchiment de capitaux. Dans ce cas d’espèce, la Banque Centrale est soupçonnable de procéder à du blanchiment de l’argent sale du narcotrafic. Ce qui est extrêmement grave pour nos Institutions financières. Il appartient à la Banque Centrale de prouver que ce n’est pas du blanchiment. Ils ont les moyens de le faire. Et je crois que le FMI va s’intéresser s’il ne s’est pas encore intéressé à ce type d’opération pour faire toute la lumière sur les justificatifs économiques de ces 20 millions de dollars et les relations assez opaques de transferts de monnaies fiduciaires en devise de la Guinée vers l’extérieur.

Guinéenews© : Avec cette affaire des 20 millions de dollars et tant d’autres, plus les assassinats pendant les manifestations politiques, l’opposition guinéenne a eu des opportunités pour mettre en difficulté Alpha Condé et son administration. A votre avis quelles sont les faiblesses de cette opposition face au régime actuel ?

Bah Oury : Une opposition doit avoir une vision globale et une critique globale de la gestion de ceux qui gouvernent. C’est ça le rôle d’une vraie opposition. Avoir une critique globale de la gestion des affaires du pays par le gouvernement en place. En Guinée malheureusement, ce sont les questions électorales qui ont l’air d’intéresser les cercles politiques alors que la demande sociale, les difficultés des populations, la mauvaise gestion du pays, tous ces faits indiquent qu’il faut s’intéresser largement à tous les problèmes des Guinéens pour ne pas laisser croire que ce qui intéresse la politique c’est uniquement comment avoir un poste de député ou être élu président de la république.

Guinéenews© : 2015 arrive à un moment où le processus du dialogue est complètement bloqué. Pensez-vous qu’il y aura des élections présidentielles en Guinée l’année prochaine ?

Bah Oury : Avec l’assassinat d’Elhadj Amadou Oury Diallo par la milice d’Alpha Condé et les assassinats des populations un peu partout dans le pays, notamment en Guinée Forestière, je pense qu’il y a une dérive répressive d’utilisation excessive de la violence. Cela veut dire que le régime est aux abois d’une part et de l’autre côté, il n’entend en aucune manière organiser des élections crédibles, libres et transparentes en Guinée. Avec Alpha Condé, il n’y a pas de chronogramme précis de la tenue des élections dans le pays. Les élections communales qui devraient intervenir durant l’année 2014 sont rejetées à une date ultérieure. Cela veut dire que le pays est dans l’impasse totale. Tout le monde doit en être conscient et savoir qu’il faut s’interroger sur les alternatives possibles pour empêcher que le pays ne s’enfonce davantage. C’est la raison pour laquelle personnellement je dis ce qui est à l’ordre du jour c’est comment le mouvement populaire doit-il abréger la gouvernance d’Alpha Condé. Parce que c’est la seule manière de remettre les pendules à l’heure et de pouvoir sortir le pays du gouffre dans lequel il est tombé.

Guinéenews© : Pour parler de votre parti l’UFDG, vous venez de vous réconciliez avec votre président, peut-on dire aujourd’hui que Bah Oury et Cellou Dallein tirent dans le même sens ?

Bah Oury : Nous sommes tenus d’aller dans le même sens parce que nous sommes du même parti. Avec les adversités multiples et les agressions dont subissent nos militants et certains responsables du parti, nous sommes tenus d’aller dans le même sens. C’est une question de morale, c’est une question d’éthique et c’est une question de compréhension de l’intérêt mutuel qui veut que l’UFGD avance en rangs serrés devant les adversités, surtout les assassinats de nos responsables par le pouvoir en place.

Guinéenews© : Une question personnelle, vous vivez en exil depuis 2011, qu’est ce que Bah Oury a appris pendant ces trois dernières années ?

Bah Oury : J’ai appris beaucoup de choses. La solitude vous fait réfléchir. L’isolement et le fait d’être loin du pays vous permettent d’acquérir de nouvelles expériences. L’épreuve de la lutte politique est une épreuve pédagogique d’une extrême importance. Il y a beaucoup de choses que je ne savais pas. Aujourd’hui grâce à Dieu, je le sais. Je déplore que des personnes soient emprisonnées, d’autres ont été torturées jusqu’à y laisser leurs vies. Ma pensée et mon action vont toujours dans le sens de me battre pour qu’il y ait une réelle justice et que tous les Guinéens demain puissent jouir de la liberté parce que personnellement j’en souffre de ne pas être dans mon pays et je ne voudrais pas que des situations de ce genre se répètent pour d’autres personnes.

Guinéenews© : Peut-on envisager le retour de Bah Oury à Conakry pendant qu’Alpha Condé est au pouvoir ?

Bah Oury : Vous savez, parfois la situation politique, elle est imprévisible. Il faut avoir le regard ouvert, ne pas être fermé. Guillaume Soro et Laurent Gbagbo ont gouverné ensemble la Côte d’Ivoire. Mao Tsé-toung et Chang Kai-shek (tous deux leaders communistes chinois, ndlr) se sont donnés la main alors qu’ils se sont faits la guerre pendant très longtemps. Cela veut dire que demain, rien n’est à exclure. Seul comptera l’intérêt du pays, l’intérêt de la stabilité et de l’avancée de notre nation.

Interview réalisée par Tanou Diallo, chef de bureau de Guinéenews© aux Pays-Bas.

LA TRAGÉDIE DE WOMEY A NZEREKORE : UN MENSONGE D’ ÉTAT ?

 

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La gouvernance d’Alpha CONDE est marquée par le recours systématique à la violence et au mensonge. La gestion de maladie hémorragique Ebola est une catastrophe nationale et sous-régionale parce que les autorités guinéennes ont minimisé et même des fois nié la gravité de la maladie . Cela les a empêché de prendre à temps les mesures indispensables pour stopper la propagation de l’épidémie. L’assassinat à caractère politique du leader de la section motard de l’UFDG El hadj Amadou Oury DIALLO , le lundi 15 septembre 2014 porte manifestement la signature de la milice privée d’Alpha CONDE. La déclaration du député Soumah de l’UFDG pour dénoncer les menaces qui pèsent sur lui et sur celles de sa famille atteste que les commanditaires du meurtre contre le responsable de l’UFDG sont tapis dans les cercles proches du pouvoir à la Présidence. Comme en 2010, les donzos paradent à Conakry en narguant les paisibles populations guinéennes. La réédition des massacres de 2009 et de 2010 à une plus grande échelle ne fait à mes yeux l’objet d’aucun doute. Une politique fasciste, digne du régime hitlérien a eu l’occasion de s’installer et de s’institutionnaliser.

Ces réalités ont été maintes fois dénoncées sans aucune réaction efficiente des institutions guinéennes et de la communauté internationale. Cette dernière préférant appliquer la politique de l’autruche car selon elle les zones chaudes sont le Mali et la Centrafrique. Toutefois il faut saluer la décision du Président François HOLLANDE de construire un hôpital militaire dans la région forestière en signe de solidarité avec notre pays afin d’endiguer la propagation de la fièvre hémorragique Ebola. Dans le même ordre d’idée , l’envoi des militaires américains au Libéria et en Sierra-Léone pour aider ces pays en détresse honore le Président OBAMA de ne pas abandonner les populations africaines en détresse. La résolution du conseil de sécurité des Nations Unies appelant à une mobilisation internationale contre l’Ebola est également encourageant. Dans ce contexte ,il est raisonnable de penser que la crise sanitaire sera vaincue.

A Womey dans la préfecture de Nzérékoré ,crise sanitaire et crise sécuritaire se trouvent confondues. Cette niéme tragédie qui aurait fait selon certaines sources bien informées quatorze victimes doit être scrutée attentivement ,car beaucoup de questions restent sans réponses et sont sans aucune tentative d’explications par les autorités officielles.

D’abord quelle est la nature du conflit qui, il y a une dizaine de jours a amené les populations d’un quartier de Nzérékoré (Donota) à se révolter sous prétexte que le marché de Nzérékoré a été pulvérisé de désinfectants ? Ces heurts auraient fait des victimes avec des fois des échanges de coups de feu disent-ils. Dans ce contexte ,comment expliquer la présence à Wome, des autorités de la région (gouverneur, préfet, directeurs centraux de la santé de la région ) accompagnées de journalistes pour une sensibilisation contre la fièvre Ebola alors que l’expérience aurait commandé de faire appel à des structures civiles et morales qui ont la confiance des populations. Pourquoi la délégation a été prise à partie par des jets de pierre ? Comment la garde prétorienne du gouverneur a t-elle réagi ? N’a t-elle pas tiré comme à ses habitudes sur les paysans pour dégager le chemin pour le gouverneur et le préfet ? Comment expliquer la mort du sous-préfet qui est originaire de la région et qui certainement a entretenu des relations de confiance avec ses administrés ? Comment expliquer que des médecins ,des journalistes et un prêtre évangéliste soient les seules victimes ? Comment justifier le retard de la publication de la liste des victimes ,en faisant croire que des membres de la délégation ont été pris en otages le mardi 16 septembre 2014 .Pourquoi la propagande officielle à travers son ministre de la communication a d’ores et déjà indiqué que les victimes ont été exécutées avec des machettes excluant ainsi d’un revers de la main ,la possibilité que les morts soient atteints de balles ?Pourquoi ,refuser que les familles des victimes récupèrent les dépouilles de leur proche ? Et quid  de l’autopsie ? Autant de zones d’ombres subsistent que seule une commission d’enquête indépendante aurait permis de faire la lumière sur ce macabre massacre. La vérité officielle n’a aucune crédibilité surtout dans cette région encore traumatisée par le massacre nocturne de Zogota en août 2012. Que cachent les manigances et les manipulations du pouvoir d’Alpha CONDE ? Cherchent-ils à décourager l’opinion internationale de s’intéresser à la Guinée car sa politique d’exclusion et de violence sera connue alors du monde entier ?

La Guinée est en danger . Les démocrates et les patriotes de toutes les sensibilités politiques ,morales et religieuses sont interpellées. Demain , si le pays s’embrase que personne ne vienne nous dire qu’il ne savait pas que la gouvernance d’Alpha CONDE est criminelle et antinationale.